13/04/2012

Je suis à nouveau moi

Il y a quasi 10 mois jour pour jour, je vous relatais ICI comment je m'étais retrouvée à ne plus être moi.
A me débattre dans un imbroglio administratif kafkaïen au sujet de la traduction de mon nom de famille.

Aujourd'hui, je souffle. J'ai enfin retrouvé mon identité.
Et un peu par hasard, d'ailleurs.

Depuis juin 2011, je surfais régulièrement sur le net à la recherche d'une solution pour mon cas. Sans succès. Quand, début janvier 2012, je découvre sur la page web du consulat de mon pays, mais dans un pays voisin, qu'une nouvelle loi permet à ceux dont l'orthographe latine du nom s'écrit différemment de la traduction officielle grecque, de refaire une demande de passeport où toutes les différentes orthographes seront renseignées.

Sans tarder (donc mi-janvier), je me présente au consulat de Bruxelles avec toutes les pièces justificatives nécessaires. C'était sans compter sur le remaniement des services consulaires, suite à la crise. Et qui dit remaniement, dit dégraissage de personnel. Celui du consulat a été divisé par deux et plus aucun dossier n'est traité sans rendez-vous.

En janvier, on me fixe un rendez-vous au mois de mars. 
En mars, je me représente et accomplis toutes les formalités, paie les 58 euros (l'année dernière le document m'avait coûté 85 euros) en me disant que je n'y croirai que quand je le verrai.
On me signale qu'il faudra patienter encore un mois et l'on me conseille d'appeler juste avant les Pâques grecques (15 avril) pour vérifier si mon nouveau passeport est bien arrivé.

Mercredi dernier, j'appelle et on me confirme l'arrivée du sésame. Néanmoins, si je veux passer le chercher, il faudra le faire ce jeudi matin ou alors à partir de mardi prochain en matinée, car les bureaux seront fermés ce vendredi (Saint) et ce lundi (de Pâques orthodoxes). Qu'à cela ne tienne. J'ai attendu des mois qu'une issue se profile. Je ne vais plus attendre des jours ...

Ce jeudi matin, je brave la circulation au pas (on me met des bâtons dans les roues ou quoi ?) et les embarras pour trouver un emplacement de parking (damned, la loi des séries), j'ai filé à travers le chantier qui me barrait la route du consulat (c'est un complot, je vous le dis) et ai avalé les volées d'escaliers jusqu'à la réception, au premier étage. Là, il y avait file. J'ai patienté encore quelques minutes avant d'être reçue par le fonctionnaire ad hoc et avant de pouvoir toucher le Saint-Graal. J'ai vu et je peux y croire, victoire ! 

Mon nouveau passeport est magnifique. Ce document ne m'a jamais paru aussi beau. C'est le plus beau de tous ceux que j'ai déjà feuilletés. C'est bête hein. Je le lis et le relis et il renseigne bien (à chaque fois) l'orthographe grecque de mon nom, l'orthographe officiellement traduite vers le latin (que je ne connais pas et dont je me fiche éperdument) car il renseigne SURTOUT l'orthographe latine qui est celle de mon nom tel qu'enregistré en Belgique. 

Y a juste une chicanerie sur la validité: je pensais que le nouveau document allait être valable 5 ans. Bein non, la validité a été rabotée de la durée du passeport de l'année dernière. Ce qui fait que le nouveau est valable encore 4 ans (au lieu de 5). Je n'allais pas faire un scandale, étant heureuse de m'être enfin retrouvée. C'était déjà inespéré, en soi.

Par contre, j'ai assisté aux déboires d'autres personnes en provenance de Liège, qui s'étaient déplacées spontanément jusqu'à Bruxelles, en pensant pouvoir faire leurs démarches, sans rendez-vous. Et à qui on a répondu qu'il n'y avait pas de place avant le 18 juillet à moins d'appeler toutes les semaines en espérant que quelqu'un ne se désiste avant. 

Les miens étant résolus, j'ai compati aux errements kafkaïens qui devenaient les leurs ...¨

 

 

 

 

 

00:30 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Pensées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : imbroglio kafkaïen, identité, traduction, elot743 |  Facebook |

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