08/04/2012

A quoi cela tient

L'autre jour, je me faisais une terrible réflexion.
Que l'actualité en général et bruxelloise hier, avec l'assassinat d'un superviseur des transports en commun, a remis en lumière.

Nous vivons une époque où la science et la technologie sont tellement avancées que tout nous semble normal, accessible, possible. Je ne parle pas de la situation économique qui rend, pour certains, l'avenir incertain.
Non, je parle de l'évolution sociale, médicale et technologique en Occident.
Nous n'imaginons même plus notre vie sans électricité, sans gsm, sans ordinateur, sans la médecine. Tout est réglementé, cadré. La pensée nous pousse vers d'autres horizons, au delà de la vie, de la mort, du sens de la vie.

On a conquis la terre, la plupart des mers, le ciel et même l'espace. De l'infiniment petit à l'infiniment grand, l'homme tire profit (certains honteusement) de ses connaissances et n'a de cesse de vaincre tout ce qu'il n'a pas encore maîtrisé.
Ou tout ce qu'il n'a pas encore bien compris.

Et pourtant.
Il suffit d'un bête incident pour nous rendre compte que nous ne sommes rien.
A peine une fourmi en comparaison de tout ce qui nous entoure.

A peine un grain de poussière que le moindre souffle emporte.
Malgré l'évolution sociale, médicale et technologique.

Quelle terrible contradiction de vivre, d'aimer, de réfléchir, de rire, de souffrir, de pleurer, de construire des fusées ou des châteaux en Espagne, de sonder le fond des océans ou des esprits, de croire en un dieu ou au Père Noël, de faire des projets à plus ou moins long terme, pendant des années ... et tout à coup de mourir. Là comme ça. Aussi vite que le temps d'écrire le mot "fin".

C'est encore plus absurde lorsqu'on a eu le malheur de croiser le chemin de celui qui sera notre assassin. Quelqu'un qui n'a pas su faire la différence entre ses instincts primaires et tout ce que l'on nous apprend ou tout ce qui est mis en place pendant des années pour permettre à chacun de vivre en société.

On part le matin pour aller travailler. On quitte les siens, en leur disant "à ce soir". Et l'on croise la route d'un assassin. Fin. 

A quoi riment toutes nos avancées ... si l'on n'est plus capable de cadrer ceux qui ne respectent rien, si notre société perd toutes ses valeurs humaines au profit du profit et plaisir immédiats ?

A quoi riment toutes nos avancées si l'on n'est finalement pas grand-chose, au point d'être balayé en quelques instants ?

Et pourtant, on est là, à vivre chaque instant, chaque jour au jour le jour. A nous frotter à la vie, au point de la reproduire, depuis l'aube de l'humanité.

Et après ? Bein après, qui vivra verra ...

 


 

 


 

 

12:07 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Pensées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la vie, la mort, la société |  Facebook |

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