26/02/2012

Forbrydelsen - The Killing

Nous voilà mordus.
Par une nouvelle série TV danoise à voir absolument en DVD.
Une enquête policière danoise. A couper le souffle.
Si bien que les américains en ont fait un remake aussi.
Mais rien ne vaut l'original, en version originale ...

L'histoire:
Sarah Lund termine son service à la police de Copenhague.
Elle s'apprête à quitter son boulot et son pays pour rejoindre son ami à Stockholm et démarrer une nouvelle vie avec son fils.
C'était sans compter la disparition d'une adolescente, Nanna.

Au fil des heures, des jours, des indices et de son flair, Sarah reporte son départ.
L'enquête s'articule, s'enroule et se déroule autour de différentes pistes et différents suspects.
La série dévoile l'enquête minutieuse et éclaire - tout aussi minutieusement - les différents protagonistes.

Sarah, qui se donne tellement à fond pour son boulot, au point de négliger sa propre vie et sa famille.
La tension est palpable.
Jan, celui qui est supposé succéder à Sarah et qui n'en finit pas de la voir rester, s'acharner à retrouver le meurtrier en l'empêchant de prendre les rennes de l'enquête et du poste.
La tension est palpable
Les parents de Nanna, qui n'en finissent pas d'attendre d'abord un signe de vie, puis lorsque l'inéluctable s'annonce, ils n'en finissent pas de se meurtrir au fil d'une enquête qui révèle bien des suspects et pas un coupable certain.
La tension est palpable.
Le jeune politicien, pétri d'idéal, qui se trouve catapulté bien malgré lui au coeur de l'enquête et qui n'en finit pas de tanguer entre ses convictions personnelles et les pièges qui jalonnent ses ambitions politiques.
La tension est palpable.
Et puis il y a chacun de ces personnages proches ou inconnus de Nanna qui vont apparaître comme de parfaits suspects.
La tension est palpable.

Cette tension palpable tout au long de la série n'est ni déjantée ni dérangeante.  Elle est distillée comme du venin.
Le rythme de la série est plutôt lent mais c'est là un atout incontestable car on se croirait en plein livre.
Bien que l'enquête soit considérée comme prioritaire, on en découvre les étapes à un rythme suffisamment humain pour se projeter dans la psychologie des personnages.
Pour suivre le fil des pensées des enquêteurs, des parents, notre propre raisonnement, nos propres déductions qui font de quelqu'un un potentiel suspect, un pauvre parent abattu ou un parfait salaud.

Essayez. Vous verrez bien ...

Et je dédie le mot de la fin de cette note à Youri qui nous a fait cadeau de ce petit joyau: merciiiii Youri !


 

19:29 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Série TV | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : forbrydelsen, the killing, série policière danoise |  Facebook |

05/02/2012

Soyons fous

Encore une folle semaine qui s'est terminée follement et dans le chaos enneigé.
C'est fou ce qu'un si petit pays peut être paralysé dès que 2 flocons de neige se mettent à tomber.
On avait tous suivi les prévisions météo. On supposait que les pouvoirs publics aussi.
A 15h, ce vendredi, la neige a commencé à tomber sur le pays et sur la capitale.
A 16h20, j'ai pris la voiture pour rentrer du centre-ville vers chez moi (max 2 km).
Bein c'était traffic-escargot: tunnel belliard déjà figé en direction de la E40.
Voyant cela, j'ai bifurqué vers Montgomery.  Ce ne fut guère plus brillant: au pas, 45 min pour traverser le rond-point. Encore autant pour passer chercher leVil et rentrer chez moi.
Total: 2h pour 2km.
Quand il neige, Bruxelles ne bruxelles pas. Le sel pourtant ne manque pas.
Pour oublier, la musique aide parfois. Alors soyons fous.
Les minis qui adorent ce groupe ne me contrediront pas:


20:56 Écrit par Plus d'encre dans le plumier | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01/02/2012

Entretien efficace

Hier, c'était la soirée des entretiens individuels avec les profs de mini-moyen.
Sur ses 15 profs (et oui), on ne peut en rencontrer que 5.

La première année, je m'étais demandé pourquoi "que 5". Et encore, à l'époque, il avait moins de profs.
Et bien, après la première soirée, j'avais très bien compris pourquoi.
Parce qu'il faut jongler avec toute une série de paramètres:

  • 2 soirées max pour l'ensemble des entretiens (me demande comment font ceux qui ont 4 enfants sur quatre années différentes x 5 enseignants = 20 entretiens sur 2 soirées ?)
  • chaque soirée a lieu entre 18h30 et 22h00, maximum
  • chaque entretien dure 10 minutes, maximum
  • 5 enseignants par enfant, maximum
  • un local par enseignant = 5 locaux, maximum

Avant les soirées:

  • chaque élève est muni d'une fiche avec 5 colonnes (matière - prof - n° local - date - heure)
  • les parents notent sur la fiche les matières/profs/date souhaités (max 5)
  • les élèves notent sur la fiche le local concerné
  • chaque élève doit solliciter au plus vite un rendez-vous auprès de chaque prof concerné
  • chaque prof concerné note son heure sur la fiche
  • le premier prof aura carte blanche (sans se soucier des profs suivants)
  • les profs suivants doivent - eux - jongler avec les heures de leurs prédécesseurs
  • ce qui ne veut rien dire puisque chaque prof fixe son heure selon son propre agenda/bon vouloir
  • ce qui veut parfois dire que l'on ne pourra pas rencontrer tel ou tel prof (les garnements auront compris qu'il suffit de tarder à demander un rendez-vous pour qu'il n'y ait plus de place)
  • le système garantit seulement qu'il n'y aura pas deux (voire cinq) rendez-vous pour la même heure dans 5 locaux différents (ouf ... c'est déjà ça)
  • l'élève qui réussit à décrocher les 5 rendez-vous en 1 jour est promu d'office (c'est pour rire vu que c'est statistiquement impossible).

Pendant les soirées:

  • les parents arrivent fiers comme Artaban avec leur fiche
  • seulement, certains numéros de locaux sont illisibles ou introuvables (encore les garnements)
  • certains parents vampirisent certains profs plus longtemps que les 10 minutes théoriques
  • certains profs ne parviennent pas à cadrer leur horaire (et les bavards) en 10 minutes
  • d'où la question de savoir comment certains profs parviennent à gérer une classe de 25 élèves dont quelques bavards
  • bref, fréquemment lors de ces soirées, il y a des réaction en chaîne (vu les retards en cascade) résultant de la rencontre de profs bavards avec des parents bavards ou profs bavards avec des parents bavards de garnements bavards (là c'est vraiment pas de chance)
  • il y aussi des jets de fumée qui sort des oreilles (ou des pieds) de ceux qui s'impatientent devant la porte fermée plus de 10 min
  • des courants d'air pulsé qui se dégage de ceux qui n'ont que 2 minutes pour se téléporter du local 328 au premier étage vers le local 614 au 3è étage, en passant ensuite par le local 406, etc. pour chaque entretien
  • des ornières dans les couloirs labyrinthiques, forgées non seulement par les pas de milliers d'élèves en journée mais aussi, deux fois par an en soirée, par les pas des parents qui connaissent les lieux et les pas des perdus qui cherchent en vain un local illisible ou erroné ou introuvable au mauvais étage/couloir, vu que certains dénivellés machiavélique aboutissent à un étage inférieur/supérieur à celui que vous suiviez.

Bref, comme je n'ai jamais trouvé de squelettes dans les recoins ... et que je suis ici, aujourd'hui, bien vivante (je ne parle pas de mini-moyen), vous aurez compris que l'entretien, dans une si grande école, est une formule efficace ...


 



  

00:16 Écrit par Plus d'encre dans le plumier | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : école, entretiens, profs, enseignement |  Facebook |