28/12/2010

ça m'éneeerve

 

Il y a des jours où ce n'est pas votre jour. A moi non plus !

Par exemple, avant-hier. Hier. Et aujourd'hui. Bein quoi, la loi des séries, ce n'est pas qu'à la télé ou au cinéma !

Je hais les meubles scandinaves à monter soi-même. Normal ... je ne suis pas bricoleuse.
Et à quoi voit-on que je ne suis pas bricoleuse ? Et bien vous le saurez en lisant ce qui suit ...

Par exemple, avant-hier. Il me prend l'envie de monter les meubles achetés en kit, la semaine dernière. Deux bibliothèques pour les minis et une table d'appoint pour la cuisine.

J'ouvre une des deux boîtes de bibliothèques. Découvre la notice explicative. Les vis, clous et chevilles. Et vois qu'il me faudra un tournevis et un marteau. Déjà je ris jaune ... Le seul matériel de bricolage dont je dispose sont deux petites boîtes contenant de petits tournevis de précision et une pince perroquet que je ne suis jamais parvenue à utiliser d'une seule main ... A la guerre comme à la guerre ... je prends bien soin de lire convenablement la notice des bibliothèques. Fastoche. Et je me mets à monter le tout avec un tournevis riquiqui et la pince perroquet en guise de marteau. Après la deuxième bibliothèque, j'ai le dos en compote et une cloque à un doigt. Du coup, je remets le montage de la table d'appoint au lendemain, le temps d'aller m'acheter un tournevis un peu plus costaud (surtout pour éviter au mieux une cloque de plus et au pire d'entamer la chair sous la cloque déjà ouverte).

Au magasin de bricolage, je me mets à fantasmer sur une visseuse sans fil. Mais à ce prix là, il faudrait que je démonte tout et remonte tout chez moi pour au moins en amortir son prix. Je laisse donc mon fantasme à l'état de fantasme et m'achète un manche de tournevis où se clipsent des mèches (tournevis en croix et tournevis plat) de différentes sortes. 

Je rentre, déballe mon super-tournevis, déballe la table en kit. Je lis la notice qui m'annonce que ma pince perroquet va aussi servir. Choueeeette ...

En principe, la table d'appoint comporte une partie centrale, deux rallonges rabattables sur charnières, un cadre de soutènement, 4 pieds (quoi de plus normal hein) et un repose-pieds en croix. Pour assembler le tout, il y a un tas de vis de différentes longueurs, des charnières, des binzs et des schtuks métalliques dont je vous épargne le nom (vu que je ne les connais pas).

Je commence à monter en suivant scrupuleusement le plan. Le cadre de soutènement est assemblé et fixé à la partie centrale. Fastoche. Je suis un génie. Sauf que je fantasme encore un peu sur la visseuse sans fil vu que mon super-tournevis m'échauffe la chair à vif sous la cloque percée. A la guerre comme à la guerre on a dit ...

Au fur et à mesure, j'ajoute et fixe les pieds et m'attèle au repose-pieds en croix. Au moment où je dois fixer ce repose-pieds aux 4 pieds, stupeur ... Je m'aperçois que j'ai non seulement monté les 4 pieds alors qu'il ne fallait en monter que 2 à la fois (prise dans mon élan) mais en plus j'ai monté les 4 pieds tellement n'importe comment (c'était trop simple hein) que les trous des pieds ne sont pas en face des chevilles du repose-pieds. Et évidemment, il n'y a pas 2 pieds mal placés. Ils ont tous les 4 aux 4 mauvais coins. Non seulement, j'ai juré comme un charretier en utilisant la pince perroquet pour serrer les boulons de fixation des 4 pieds que je rejure encore pour les déserrer. Bon, on va redémonter les QUATRE pieds, hein. J'en remonte 2 comme il faut (le nez sur la notice), j'y fixe le repose-pieds auquel je fixe les 2 autres pieds (le nez toujours sur la notice car on ne m'aura plus), les rallonges se fixent aux charnières et à la partie centrale et hop, la table d'appoint trône dans la cuisine. Et leVil a intérêt à s'en servir hein ... car l'idée d'une table d'appoint venait de lui !

Donc, ça c'était avant-hier et hier. Et vous l'aurez deviné : il n'y avait pas de raison qu'aujourd'hui ne soit pas du même tonneau. Non pas que j'avais encore un meuble à monter mais il fallait que j'aille au salon-lavoir, vu que je n'ai toujours pas de machine à laver et encore moins de sèche-linge.

Je range donc mes deux sacs de linge dans ma ptite voiture, je trouve une place pas trop loin du salon-lavoir (et pas trop enneigée), je trouve encore 3 machines libres, en remplis deux. Vais chercher les jetons et juste avant de refermer le hublot de la première machine, je regarde dans le creux du joint car il y a souvent un tas de trucs qui traînent (monnaie, vis rouillée, mouchoirs en papier en charpie) que les précédents utilisateurs ne se donnent jamais la peine d'évacuer. Je vois un truc du genre pièce cuivrée ou rouillée qui marine dans l'eau du joint. J'y fourre deux doigts pour la récupérer, sauf que mes doigts s'enfoncent dans un truc mou. Ce n'est pas une pièce rouillée ... Qu'est-ce que c'est ? Mes doigts ressortent couleur rouille. Qu'est-ce que c'est ? Je renifle et manque de vômir. C'est de la merde ! Je me rue vers le lavabo, me lave les mains comme une dératée, manquerait plus que la chair à vif sous ma cloque percée ne s'infecte. Les gens sont quand même sales, hein ! Je retire vite fait mon linge de cette maudite machine pour le fourrer dans une autre. Et n'en reviens toujours pas. En sept ans de fréquentation d'un salon-lavoir, c'est la première fois que ce genre de trucs m'arrive. N'empêche, ça m'énerve des jours comme ça.



 

 

 

23:51 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : meubles en kit, salon-lavoir, ça m'énerve |  Facebook |

Commentaires

J'espère qu'il ne faudra pas pas amputer à la lime à ongles
Un smac magique sur le doigt s'i a été bien lavé et une idée de cado pour l'annif de Mip (la viseuse électrique ou une belle prothèse de doigt ? )
;-)

Écrit par : vil coyote | 30/12/2010

Désolée....mais j'ai bien ri en parcourant ce texte ! Je sais, j'aurais moins ri si c'était moi la victime de ces journées de merde...;-)

Écrit par : Véro | 22/07/2011

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