06/07/2010

C'est vraiment pas ...

 

Après une journée de boulot conclue de manière très houleuse, l'envie me prit de faire un saut dans une galerie commerciale.

On se demande bien pourquoi, hein ... 
Les lecteurs (surtout les lectrices) connaissent bien ce phénomène. Puisque les magazines décortiquent nos achats impulsifs. Qui révèlent, paraît-il, un lien entre le besoin de s'offrir un petit (ou gros) cadeau et l'effet de consolation d'une peine ou frustration. En ce qui me concerne, je résume tout cela par le concept de "cadeau-doudou".

Sur le moment même - celui de l'irrépressible envie - vous pensez bien que je n'analyse ni mes envies ni mes gestes. A peine les conséquences. Au diable le divan, le sens de la vie, de l'envie, la découpe des neurones en quatre et le cadeau-doudou. Tout ce que je veux à ce moment-là, c'est un brin d'insouciance pour chasser les soucis ténébreux !

Et donc après avoir déambulé dans un magasin. Après avoir pris le temps nécessaire pour opérer un choix de vêtements, me voilà, devant 2 cabines d'essayage déjà pleines. A attendre qu'au moins l'une d'elles se libère pour me permettre d'essayer les vêtements qui - après m'avoir tapé dans l'oeil - pendouillent sur leurs cintres et leurs cintres à mes doigts.

D'une des deux cabines, je ne vois que deux pieds chaussés, puis déchaussés, puis un pied qui se lève puis l'autre aussi sinon on se casse la figure. Visiblement la dame est occupée à glisser dans ses choix vestimentaires. Conclusion: on n'est pas encore sortis de l'auberge. Ni elle de sa cabine. Elle y est peut-être encore ...

De l'autre cabine, je vois une dame d'un certain âge, le corps dehors, la tête dedans qui visiblement conseille une autre dame qui se mire dans je ne sais quoi.

La tête de la conseilleuse vient rejoindre le reste du corps dehors et, au ballet des pieds à l'intérieur, je devine que l'essayage est terminé.

Le rideau s'ouvre et me permet de découvrir la dame qui était à l'intérieur.  Alors, le temps de réaliser que 1. elle est aussi d'un certain âge et 2. elle sort sans aucun cintre à ses doigts ni vêtement pendouillant à son bras, j'entre dans la cabine. Pour y découvrir un amoncellement de vêtements en souffrance sur les crochets de la cabine. A mes pieds, c'est pire: dans un coin, il y a un tas de cintres dépiautés et à l'autre coin, végète un tas de vêtements chiffonnés et piétinés ... choueeette ... et entretemps, évidemment, les deux dames avaient disparu dans la jungle des rayons, des bacs à soldes et des clientes affairées.

Et vous savez quoi ? Et bien je me suis dit "putain" non "purée, puisqu'elles sont âgées ces dames, puisqu'au lieu de faire les magas en journée (plutôt qu'en fin de journée pour nous pomper l'air à la sortie des bureaux) et qu'elles sont ressorties de la cabine, sans aucun cintre ni vêtement d'essayage, ce sont elles qui ont laissé tout en plan, dans la cabine. Et que s'il n'y a plus de jeunesse, voici la preuve qu'il n'y a plus de vieillesse non plus !". 

Si je parviens à ce genre de conclusions, ce n'est pas sur la base de cette seule expérience. Vous pensez bien. Mais parce que j'ai vécu pas mal d'évènements du même vieux tonneau contrariant.

On se demande bien pourquoi, hein ... 
Les lecteurs (surtout les lectrices) connaissent bien ce phénomène. Puisque les magazines décortiquent nos petites contrariétés. Qui révèlent, paraît-il, soit un lien entre une vie antérieure trop insouciante et l'effet de peine ou frustration dans la vie actuelle, soit un lien entre son propre caractère de cochon et le refus d'accepter les frustrations. En ce qui me concerne, je résume tout cela par le simple concept de "c'est vraiment pas mon jour" ...

colère2

 

23:52 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : colere, cabine d essayage, incivisme |  Facebook |

Commentaires

jeunes cons, vieux cons
jeunes conmes, vieilles connes

moralité: on viellit comme on a vécu

Écrit par : vil coyote | 07/07/2010

oups vieillit et pas viellit

Écrit par : vil coyote | 07/07/2010

http://www.dailymotion.com/video/xd396_brassens-quand-on-est-con

Écrit par : monique tomson | 19/07/2010

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