09/02/2010

Chaud au cul. Et l'inverse



De temps en temps, je délaisse ma voiture au profit des transports en commun.
Euh non, ce choix n'est pas motivé par des considérations écologiques, malgré le smog actuel. Mais plutôt pour ménager la vieille carcasse de ma pampamobile.

Et donc, entre poussière et cactus, je me mêle parfois au flux migratoire des navetteurs joyeux ... Oui, c'est de l'ironie ... Zont tous l'air si malheureux ! Zaviez déjà remarqué aussi ? Et zaviez déjà remarqué aussi qu'il y a peu de navetteurs qui vous regardent droit dans les yeux ? Et oui, sont tous sagement coincés en rang d'oignons ou de sardines. Avec, au mieux, un regard fuyant. Et, au pire, un regard absorbé vers leurs chaussures. Même que l'on pourrait tirer la langue et faire des grimaces que personne ne le verrait. M'étonne pas que certaines agressions se passent en pleine foule sans que personne ne réagisse. Vu que personne ne regarde ... pas vu pas pris ...

Et donc, entre poussière et cactus, me voilà dans le métro ce soir. Debout. Collée au fond du wagon, contre les portes opposées à celles qui s'ouvrent. Au fur et à mesure des arrêts, le wagon s'appauvrit en navetteurs et me permet d'observer ceux qui restent. Tout à coup, un djeun qui était assis se lève et se poste fesses à moi (et face à la porte de sortie donc). L'arrêt est annoncé en trilingue, capitale de l'Europe oblige, le djeun lache la rampe pour actionner l'ouverture des portes quand mon regard tombe sur ses fesses.

Je ne suis pas particulièrement amatrice de fesses masculines galbées mais là j'en suis restée coite ... Le spectacle qui s'offrait à ma vue était tellement inhabituel que j'en fus fascinée ... Le djeun portait un de ces slim (pantalons étroits) dont la ceinture lui arrivait à mi-fesses, le fond du pantalon à mi-cuisses, le tout recouvert par un pull suffisamment long pour cacher l'hypothétique slip à ma vue, mais obligeant le djeun à marcher comme un pinguin, en dandinant des fesses ...

Par le froid glacial qui sévissait aujourd'hui. Et qui pinçait nos joues et nos nez (et tout ce qui dépassait d'autre d'ailleurs), il n'était pas donné à tous d'avoir le cul au chaud. Ni l'inverse.

 bocu

 

20:39 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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