26/01/2010

Eclair à Paris


Pour changer d'horizon, d'air et souffler un peu, leVil avait proposé il y a deux mois que je le rejoigne le week-end dernier à Paris où il se trouvait déjà.

A la gare du Midi de Bruxelles, vendredi en fin d'après-midi, c'est le bazar: 3 wagons ont été supprimés, dont celui où j'aurais dû trouver place ... Renseignement pris auprès d'un accompagnateur avant d'embarquer, il me dit de monter à bord d'un autre wagon et de trouver une place non occupée ... Annoncé ainsi, cela semble très simple ...

Comme d'autres voyageurs d'infortune, je monte à bord, traverse 2 wagons déjà pleins. Dans le 3è, je trouve enfin une place non occupée et m'installe.

Les autres voyageurs d'infortune font pareil, égrenés de ci de là. Aucun de nous n'ose encore se mettre à l'aise  ... Le train démarre, tout le monde respire et sourit. Nous nous épluchons (vestes, manteaux, écharpes, bouquins, journaux, boissons, friandises) pour nous installer plus confortablement. Et je me dis "chouette, il y a suffisamment de place pour tout le monde".

J'aurais mieux fait de me mordre la langue, quand tout-à-coup, un homme essoufflé arrive près de moi, me montre son ticket et me dit que j'occupe son siège ... Et oui, pfff.

De tous mes compagnons d'infortune, devenus voyageurs de fortune, aucun n'ose me regarder. De peur d'attirer le mauvais sort, probablement. Je me lève donc, la tête haute pour récupérer mon bagage calé dans la traverse au-dessus de nos têtes, remettre mes pluches (écharpe, veste, bouquin), céder la place au bienheureux dont le billet de train a été commandé sous une meilleure étoile que la mienne et remonter le wagon, à la recherche d'une autre place comme du temps perdu ...

Autant chercher une aiguille dans une feule de moins (meule de foin) => schnol, niks, niets, niente, nada, bref rien. Je peste, cela me fait une belle jambe sans pour autant m'offrir la vue d'un siège miraculeusement encore libre, telle une oasis dans le désert peuplé de vautours.

Peut-être que si je traverse lentement tous les wagons, en comptant tous les sièges occupés et si je compte au moins 5 vaches qui regardent passer le train, le temps que je parcourre le défilé du couloir et si d'autres convoyeurs attendent, on sera déjà à Paris ? => Oui et bien schnol, niks, niets, niente, nada, bref des clous ! Bon, alors je me dirige vers le wagon suivant (3è ou 4è) enquête ou en quête d'une hypothétique place.  

Cela semble hélas compromis et mon parcours entravé car j'aperçois au loin des gens debout. Voyageurs d'infortune, pires que moi, vu qu'ils ont perdu tout espoir d'avancer ou ont été transformés en statue de sel avec armes, désespoir et bagages.

Entre le wagon où je suis et celui des statues de sel, même les strapontins sont occupés. Galère et que-la-peste-emporte-les-responsables-de-la-suppression-de- nos-wagons/places !

Et ô miracle devant mes yeux ébahis, un des strapontins se libère car son occupant vient d'être appelé dans un autre wagon où semble-t-il une place est libre près d'un de ses collègues. Il me cède donc de bonne grâce son strapontin vu qu'il a trouvé mieux ailleurs, je ne fais ni une ni deux ni la fine bouche ni la statue de sel, je coince mon bagage sur la marche entre le strapontin miraculeux et la porte du wagon et m'installe sans m'éplucher vu qu'il n'y a ni repose-pieds, ni tablette, ni porte-bagage, schnol, niks, niets, niente, nada, bref à part mon bagage, je garde tout sur moi et promets d'être sage comme une image ou une statue de sel assise.

Les contrôleurs sont eux-mêmes embêtés, assaillis par les questions (voire pire) ou la meute des voyageurs d'infortune. Un communiqué laconique mais en 4 langues (ce qui n'est rien face aux dizaines de mauvaises langues) fait état de toutes les excuses de la compagnie pour les désagréments causés à certains voyageurs ... cela nous fait une belle jambe, hein ?

Mais bon, à la guerre comme à la guerre, 1h20 sur un strapontin vaut mieux qu'1h20 debout. Les contrôleurs disparaissent de ma vue ou fondent en excuses au contact des voyageurs debout qui râlent et les lapideraient bien à coups de bagages, à coups de billets de train dépréciés, voire à coups de pieds.

A la gare du Nord de Paris, leVil m'attend. Chouette ! On prend le métro direction l'hôtel. Près des grands boulevards. Situation idéale pour le shopping: les galeries Lafayette ne sont qu'à un jet de pavés (la Révolution ou Mai 68 ne sont pas si loin), les restos pullulent dans le quartier et le métro parisien dessert quasi tous les carrefours. Seul bémol: comment font les parents avec les landaux ou les personnes âgées ? Le métro parisien est un véritable dédale qui fourmille d'escaliers de toutes les longueurs et de tous les niveaux ...

Vendredi soir, on déambule dans le quartier de l'hôtel à la recherche d'un petite resto. Ce sera un chinois. Rien d'xtraordinaire mais pas cher pour un sou.

Samedi matin, petit-déjeuner copieux à l'hôtel.
Ensuite, on prend le métro direction le Palais des Congrès où leVil doit d'abord se rendre rapidement, pour le boulot. Sur place, la galerie commerciale est pour moi déjà un piège irrésistible.

Imaginez que j'y repère un SEPHORA ! Non mais un SEPHORA, vous vous rendez cooooompte ? Depuis le temps que je bave sur les magazines féminins français qui vantent les mérites des magasins SEPHORA et leurs produits de maquillage incroyables. Et introuvables en Belgique. Et là, j'en ai un devant moi de magasin SEPHORA, dans lequel je pourrais flâner et vous pensez vraiment que je laisserais passer cela ???? Et bien zavez tout faux ! J'y suis entrée, j'ai vu, testé, flairé, comparé et j'ai craqué: pour une palette de mini ombres à paupières, pour un set d'ombres à paupière en patch ... voui, comme les tatouages en patch que l'on trouve autour des chewing gums pour enfants ... on décolle l'ombre à paupière en patch de son papier de protection, on pose sur la paupière, on appuie un peu ... un peu j'ai dit, sinon l'oeil tout entier s'enfonce et alors adios l'ombre à paupières vu que tout l'oeil est à l'ombre ... donc on glisse le papier de protection lentement vers la tempe et en principe - notez le "en principe" - zêtes maquillées comme une pro. Si le principe n'a pas fonctionné, c'est que vous avez eu la main lourde et que votre oeil ressemble à un oeil au beurre noir vu que l'ombre patch aura tout barbouillé ... et j'ai craqué aussi pour une trousse toute mimi remplie de pinceaux à maquillage (même si je n'en ai pas vraiment besoin ... vu les patch en principe).  

Bon alors après le SEPHORA, j'aperçois non-mais-dites-moi-que-je-rêve j'aperçois un magasin GAP . Vous vous rendez coooompte ?? Un magasin GAP introuvable à Bruxelles, capitale de toute la Belgique et en principe de l'Europe. Un magasin GAP où je trouve un chouette coupe-vent jaune poussin pour Mini-moyen qui me tend les bras. Bein non ce n'est pas mini-moyen qui me tend les bras mais le coupe-vent !

Quelques couloirs plus tard, halte dans une boutique de jouets. Non, je ne pousse pas de cris parce que je ne me rappelle même plus du nom de la boutique vu que je ne l'avais pas lu dans un magazine féminin français auparavant. Mais où je dégotte de chouettes personnages de pirates pour les minis.

Après une pause-café et un passage à la boutique BOSS pour leBoss euh pour faire plaisir auVil aussi (hi hi), on reprend le métro vers le 7è arrondissement, où j'ai listé quelques boutiques que j'aimerais voir de plus près. Mauvaises langues, la liste n'a pas été faite après lecture d'un magazine féminin français mais après lecture du Guide "Un grand week-end à Paris" offert par leVil.

Première sur ma liste: la rue du Bac. Où nous restons babas devant la Pâtisserie des rêves ... Bein oui, on s'est chacun dit "non mais je rêve" ... tellement c'était beau et tellement cela nous semblait bon. Alors comme on ne pouvait pas pincer les gâteaux, on a pincé notre porte-feuille pour s'offrir un Paris-Brest, une tartelette au citron et un éclair au chocolat. Je vous recommande chaudement cette adresse où les produits sont aussi beau que bons ! Et aussi parce que l'emballage des pâtisserie vaut le coup d'oeil ... Imaginez un carton à gâteaux. Rien de plus banal qu'un espèce de cube en carton dans lesquels on place les petits gâteaux ... Sauf que je sais pas vous, mais moi, quand j'achète quelque petits gâteaux et que le carton est trop grand et que le temps d'arriver à la voiture, le temps de placer le carton dans la voiture et le temps d'arriver à destination, quand j'ouvre la boîte, bien souvent la tartelette aux fruits est devenue une tartelette IKEA avec le fond 'un côté et les fruits à monter soi-même, et la crème fraîche du chou a généralement collé au moka ... Et bien à la Pâtisserie des Rêves, on a acheté nos 3 petits gâteaux, on a fait encore 2 heures de shopping, repris le métro jusqu'à l'hôtel, gravi un étage en ascenseur, tapé le carton à gâteaux sur le rebord de la table de notre chambre d'hôtel, ouvert le carton et ... ô miracle ... les 3 petits gâteaux étaient intacts comme s'ils sortaient de la vitrine. Un miracle plus miraculeux que les statues de sel du train ? Nenni ! Le miracle tient plutôt au génie du fondateur de la Pâtisserie des rêves: l'emballage bien pensé ! Imaginez une bête boîte en carton pour petits gâteaux. Imaginez dans le fond, non pas le bête rond de carton avec le fond rond de dentelle en papier mais un carré de frigolite lisse. On pose les 3 petits gâteaux et ensuite on les encercle d'espèces de petites piques qui les maintiennent tous séparés et immobiles. Et valà l'astuce ! Et je jure qu'après 2h de shopping, métro, ascenseur, coup sur la table, nos 3 pâtisseries étaient intactes => la preuve en image sur le blog du Vil ...

Suivante sur ma liste, nous remontons la même rue du Bac, pour un arrêt dans la boutique Pylônes. Si vous cherchez des cadeaux design et colorés (à de petits ou moins petits prix), vous n'aurez que l'embarras du choix tellement les articles sont innombrables. J'ai craqué pour des couverts à salade, des porte-brosse à dent (giraffe pour mini-moyen et panda pour mini-mini, non illustrées) et une minuterie de cuisine (grenouille pour moi, non illustrée).

Au bout de cette rue du Bac, Zola nous donne rendrez-vous au Bonheur des Dames. Je veux parler du Bon Marché sur ma liste aussi... Pfff, quel étalage de luxe ... où même les prix soldés te paraissent encore trop chers !

N'empêche ! J'ai dégotté une paire de chaussures Melissa à moitié prix. Qu'est-ce qu'elles ont de particulier les chaussures Melissa ??? Bein primo c'est est une marque brésilienne. Ensuite, tous leurs modèles sont entièrement en plastique recyclable. Vous vous rappelez des méduses que l'on chaussait au bord de l'eau ? Et bien rien à voir car les modèles Melissa existent avec talons moyens et hauts aussi ...  féminins et confortables. Voyez celui-ci, celui-là ou encore ici ... 

Autre arrêt obligé: chez Poilâne. En France, c'est leur pain quotidien à eux ...

Suite au prochain épisode car Skynet va se transformer en statue de sel avec un post aussi long ...

02:53 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Pylônes Ah, ah, toi aussi tu as craqué ;-) Un bon tuyau : la collections est également disponible chez "Idée géniale", rue du Marché aux herbes ;-)
Bisous, bisous

Écrit par : Patapon | 26/01/2010

Patapon Et oui, moi aussi j'ai craqué et trouvé l'un ou l'autre article de la marque, du côté de la rue du Bailly, mais pas toute la collection ... donc merci pour le tuyau ;-)

Écrit par : Miss-mip | 26/01/2010

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