19.10.2011
Le trône de fer - Game of thrones
Si vous adorez les récits de type "heroic fantasy ou donjons et dragons", je vous recommande le roman-fleuve de George RR Martin intitulé "Le trône de fer".
J'en suis au 12è tôme et j'attends avec grande impatience la sortie en dvd de la série éponyme réalisée par HBO.
Voici un avant-goût de la saison 2:
21:34
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22.07.2011
Chienne de vie
De toi, je garderai le souvenir d’un homme impressionnant. Par sa stature. Par sa voix grave. Par son côté ours bourru.
Derrière ces caractéristiques, il y avait surtout un homme sensible et bon.
Cela faisait plusieurs années que tu te battais contre le sort qui te clouait au lit. Contre ses chiennes d’infections qui empêchaient les chirurgiens d’intervenir pour te remettre sur pieds.
Tu as bataillé comme tu vivais : avec courage, avec volonté, avec discrétion. Accompagné par la présence sans relâche de ta femme. Cela n’a hélas pas suffit.
Après toutes ces années de combat, le jour s’est levé en ce jeudi 21 juillet 2011. Et t’a ravi le peu de souffle qu’il te restait encore. Le peu de vie.
En ces jours funestes et malgré la distance qui nous sépare, nos pensées rejoignent Carole, ta femme meurtrie. Par cette chienne de vie.
Albert. Toi, notre Tonton au grand cœur. Toi, notre père, frère, mari, ami. Qu’est-ce que tu vas nous manquer !
06:27
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15.06.2011
Je ne suis plus moi ...
Savez-vous que mon nom de famille s'écrit de deux manières différentes, en alphabet latin et en alphabet grec?
Et ce, depuis que mon père a émigré en Belgique, dans les années cinquante.
Et ce, depuis ma naissance, dans les années soixante.
Je me prétendais parfaite européenne. N'ayant aucune aspiration nationaliste à l'égard de l'un ou l'autre des deux pays qui ont fait qui je suis.
Tout en me sentant plus proche d'ici que de là-bas.
A 18 ans, j'aurais pu opter pour la naturalisation belge mais n'en fis rien. Car à l'époque, seule la motivation d'une carrière dans l'enseignement belge ou la fonction publique belge aurait fait pencher ce choix. Le mien, ne se portait pas vers ces carrières là.
La double graphie de mon nom et aussi de mon prénom a paisiblement coexisté jusqu'à il y a quelques semaines.
Et a volé en éclats.
Pire ! Me voici affublée d'une troisième graphie de nom/prénom parce qu'à la lumière d'une demande de passeport grec, les autorités grecques ont soudainement transformé la graphie de mes nom et prénom en alphabet latin, pour que cela fasse + grec ...
A mes interrogations, les autorités grecques m'ont vertement opposé que cette translitération de nom était obligatoire, que l'état grec avait adopté une nouvelle méthode de traduction des noms de l'alphabet grec vers l'alaphabet latin (ELOT 743) qui respecte la graphie et les sons, que la nouvelle graphie de mon nom en latin est désormais la seule valable et que je n'avais qu'à faire modifier mes coordonnées auprès des autorités belges.
Le ciel m'est tombé sur la tête. Mes genoux se sont liquéfiés.
Comment peut-on pondre de telles inepties ?
Est-ce qu'ils n'ont pas d'autres chats à fouetter que de s'amuser à traduire et modifier les noms grecs dans un alphabet qui n'est même pas le leur ? Et comme ça, tout à coup ?
Qu'ils fassent cela pour les nouvelles demandes de documents officiels, je comprendrais mais moi j'avais des données déjà existantes et donc reconnues tant par les autorités grecques que les autorités belges.
Alors quoi ?
Vous vous imaginez, vous, dans cette même situation ?
Non ? Et bien, je peux vous relater mon parcours.
J'ai pensé à un changement dans le Registre national, afin que le nouveau nom soit officiellement acté et que l'on n'en parle plus.
Sauf que j'ignore par quelle procédure, vu que je ne dispose d'aucun jugement qui fasse foi et oblige les Belges à quoi que ce soit.
Sauf aussi que le changement de nom en Belgique est réservé aux belges et aux apatrides.
Les apatrides ont plus de droits que moi ... Ils ne connaissent pas leur bonheur !
Sauf que les Belges me disent qu'il s'agit d'un problème greco-grec et que je dois trouver un avocat grec inscrit au barreau grec pour vérifier si mes droits grecs ont été respectés dans cette affaire et si pas, pour faire valoir mes droits (plainte, procès, recours, etc quoi).
Facile ! Moi qui n'ai gardé de la Grèce pour tout contact qu'un passeport invalidé, qu'un passeport que je conteste, que la nationalité, que quelques vieilles tantes et cousins quasi étrangers, je vais certainement trouver très facilement un avocat de là-bas, avec lequel je communiquerai en visioconférence, et qui m'arrangera cela vite fait-bien fait et pour trois fois rien, évidemment ...
Ok, mais même si toutes ces chicaneries étaient vite réglées et qu'il faille me résoudre à plier l'échine, à adopter un nouveau nom (les enfants et les chiens sont plus facilement adoptés qu'un nouveau nom, non ?), il faudrait matérialiser ce changement du côté belge, non ?
Et même si le changement dans le Registre national était possible et rapide, il faudrait faire changer tous les actes officiels (mariage - naissances - divorce) sans quoi je ne serais plus la fille de mes parents, plus la soeur de mon frère, plus la mère de mes enfants, plus la femme du père de mes enfants.
Et même si tous ces changements étaient réglés, je devrais aussi contacter mon employeur, ma banque, mes compagnies d'assurance, mes fournisseurs de services, mes relations professionnelles, sociales, familiales, personnelles passées présentes et à venir, pour les avertir tous que désormais mon nom s'écrit ainsi et plus comme cela mais que moi c'est toujours moi. Non ?
Et à l'heure de ma retraite, qu'est-ce qui me dit que ce changement de nom ne me jouera pas un vilain tour ?
C'est déjà tellement compliqué sans avoir changé d'identité que je n'ose imaginer le pire. Mais je le crains.
Et même si on laisse tomber tous ces affreux détails pratiques, ces mille et un euros, ces mille et un contacts qu'il ne faudrait pas oublier (c'est presque comme les check-listes en prévision d'un déménagement), pourquoi devrais-je accepter que mon nom soit changé sans avoir été consultée, avertie et sans l'avoir décidé ?
Un prénom et un nom constituent l'identité d'une personne.
Son histoire. Sa filiation. Ses droits et ses obligations. Son moi.
A l'heure où l'on parle partout d'harmonisation, de lutte contre la fraude d'identité, de reconnaissance des décisions judiciaires en matière civile et pénale, de protection des données personnelles, d'Europe, et tous simplement de démocratie, quel pays peut encore se prétendre démocrate lorsqu'il oblige ses sujets à changer de nom ?
PS: si un pauvre compatriote faisant face aux mêmes tribulations ou ayant résolu une telle boîte de pandore passe par ici, si un juriste belge ou un avocat grec me lit et est près à me conseiller, qu'il n'hésite pas à se manifester ! Je me sentirais moins seule et moins démunie.
Car là, je ne suis même plus moi.
Et je n'aime pas cela ... cette l'impression d'être retombée pleine crise d'adolescence, prête à lever une fronde contre l'autorité et l'injustice, à brandir ma rage contre l'aberration. Sauf que je ne sais pas qui engueuler ...
23:15
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11.05.2011
24heures à Las Vegas
24 Hours of Neon from Philip Bloom on Vimeo.
23:03
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28.12.2010
ça m'éneeerve
Il y a des jours où ce n'est pas votre jour. A moi non plus !
Par exemple, avant-hier. Hier. Et aujourd'hui. Bein quoi, la loi des séries, ce n'est pas qu'à la télé ou au cinéma !
Je hais les meubles scandinaves à monter soi-même. Normal ... je ne suis pas bricoleuse.
Et à quoi voit-on que je ne suis pas bricoleuse ? Et bien vous le saurez en lisant ce qui suit ...
Par exemple, avant-hier. Il me prend l'envie de monter les meubles achetés en kit, la semaine dernière. Deux bibliothèques pour les minis et une table d'appoint pour la cuisine.
J'ouvre une des deux boîtes de bibliothèques. Découvre la notice explicative. Les vis, clous et chevilles. Et vois qu'il me faudra un tournevis et un marteau. Déjà je ris jaune ... Le seul matériel de bricolage dont je dispose sont deux petites boîtes contenant de petits tournevis de précision et une pince perroquet que je ne suis jamais parvenue à utiliser d'une seule main ... A la guerre comme à la guerre ... je prends bien soin de lire convenablement la notice des bibliothèques. Fastoche. Et je me mets à monter le tout avec un tournevis riquiqui et la pince perroquet en guise de marteau. Après la deuxième bibliothèque, j'ai le dos en compote et une cloque à un doigt. Du coup, je remets le montage de la table d'appoint au lendemain, le temps d'aller m'acheter un tournevis un peu plus costaud (surtout pour éviter au mieux une cloque de plus et au pire d'entamer la chair sous la cloque déjà ouverte).
Au magasin de bricolage, je me mets à fantasmer sur une visseuse sans fil. Mais à ce prix là, il faudrait que je démonte tout et remonte tout chez moi pour au moins en amortir son prix. Je laisse donc mon fantasme à l'état de fantasme et m'achète un manche de tournevis où se clipsent des mèches (tournevis en croix et tournevis plat) de différentes sortes.
Je rentre, déballe mon super-tournevis, déballe la table en kit. Je lis la notice qui m'annonce que ma pince perroquet va aussi servir. Choueeeette ...
En principe, la table d'appoint comporte une partie centrale, deux rallonges rabattables sur charnières, un cadre de soutènement, 4 pieds (quoi de plus normal hein) et un repose-pieds en croix. Pour assembler le tout, il y a un tas de vis de différentes longueurs, des charnières, des binzs et des schtuks métalliques dont je vous épargne le nom (vu que je ne les connais pas).
Je commence à monter en suivant scrupuleusement le plan. Le cadre de soutènement est assemblé et fixé à la partie centrale. Fastoche. Je suis un génie. Sauf que je fantasme encore un peu sur la visseuse sans fil vu que mon super-tournevis m'échauffe la chair à vif sous la cloque percée. A la guerre comme à la guerre on a dit ...
Au fur et à mesure, j'ajoute et fixe les pieds et m'attèle au repose-pieds en croix. Au moment où je dois fixer ce repose-pieds aux 4 pieds, stupeur ... Je m'aperçois que j'ai non seulement monté les 4 pieds alors qu'il ne fallait en monter que 2 à la fois (prise dans mon élan) mais en plus j'ai monté les 4 pieds tellement n'importe comment (c'était trop simple hein) que les trous des pieds ne sont pas en face des chevilles du repose-pieds. Et évidemment, il n'y a pas 2 pieds mal placés. Ils ont tous les 4 aux 4 mauvais coins. Non seulement, j'ai juré comme un charretier en utilisant la pince perroquet pour serrer les boulons de fixation des 4 pieds que je rejure encore pour les déserrer. Bon, on va redémonter les QUATRE pieds, hein. J'en remonte 2 comme il faut (le nez sur la notice), j'y fixe le repose-pieds auquel je fixe les 2 autres pieds (le nez toujours sur la notice car on ne m'aura plus), les rallonges se fixent aux charnières et à la partie centrale et hop, la table d'appoint trône dans la cuisine. Et leVil a intérêt à s'en servir hein ... car l'idée d'une table d'appoint venait de lui !
Donc, ça c'était avant-hier et hier. Et vous l'aurez deviné : il n'y avait pas de raison qu'aujourd'hui ne soit pas du même tonneau. Non pas que j'avais encore un meuble à monter mais il fallait que j'aille au salon-lavoir, vu que je n'ai toujours pas de machine à laver et encore moins de sèche-linge.
Je range donc mes deux sacs de linge dans ma ptite voiture, je trouve une place pas trop loin du salon-lavoir (et pas trop enneigée), je trouve encore 3 machines libres, en remplis deux. Vais chercher les jetons et juste avant de refermer le hublot de la première machine, je regarde dans le creux du joint car il y a souvent un tas de trucs qui traînent (monnaie, vis rouillée, mouchoirs en papier en charpie) que les précédents utilisateurs ne se donnent jamais la peine d'évacuer. Je vois un truc du genre pièce cuivrée ou rouillée qui marine dans l'eau du joint. J'y fourre deux doigts pour la récupérer, sauf que mes doigts s'enfoncent dans un truc mou. Ce n'est pas une pièce rouillée ... Qu'est-ce que c'est ? Mes doigts ressortent couleur rouille. Qu'est-ce que c'est ? Je renifle et manque de vômir. C'est de la merde ! Je me rue vers le lavabo, me lave les mains comme une dératée, manquerait plus que la chair à vif sous ma cloque percée ne s'infecte. Les gens sont quand même sales, hein ! Je retire vite fait mon linge de cette maudite machine pour le fourrer dans une autre. Et n'en reviens toujours pas. En sept ans de fréquentation d'un salon-lavoir, c'est la première fois que ce genre de trucs m'arrive. N'empêche, ça m'énerve des jours comme ça.
23:51
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14.11.2010
Frissons
Question: Qu'y a-t-il de plus terrifiant qu'un bon film d'horreur ?
Réponse: Deux bons films d'horreur. Visionnés de nuit, avec le casque stéréo sur les oreilles ...
Cela faisait longtemps que je frissonnais à l'idée de voir enfin le film REC.
Manque de bol, impossible de trouver REC1 alors que j'avais trouvé REC2.
Nick (mon frère et grand amateur de frissons aussi) m'avait interdit de voir le 2 avant le 1.
J'ai donc sagement patienté qu'il me le prête. Samedi dernier.
Toute la semaine, j'ai savouré l'idée de me retrouver seule ce soir (sans les minis et sans leVil qui n'apprécie pas ce genre cinématographique) pour me faire enfin une nuit d'horreur ...
Purée ! Me voici devant le pc, après m'être enfilé les 2 films coup sur coup. J'ai vu récemment The Blair Witch Project et Paranormal Activity 1 ... et bien, avec les deux REC, je suis surprise d'être encore en vie devant le pc pour témoigner de mes sursauts physiques et chimiques. Mon taux d'adrénaline a fait des bonds, je ne vous dis que cela.
Non, j'avoue ... je poste ici ce soir car j'ai trop la trouille de monter me coucher à l'étage ... du moins pas tout de suite après ces films, vu que je suis seule cette nuit et que chuis morte de trouille 
Voici la bande annonce de REC (le premier), pour vous donner une p'tite idée:
01:01
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Jeunisme
J'ai l'impression d'une terrible contradiction:
D'un côté, les enfants qui deviennent, me semble-t-il, de plus en plus vite ados.
Et de l'autre côté, une pression (commerciale et autre) pour paraître toujours et plus longtemps jeune.
Or, quel mal y a-t-il à laisser des rides et des cheveux blancs s'installer au fil du temps ?
Pourquoi le paraître doit-il être plus visible que l'être ?
Et voilà ... j'avais cru enregistrer ce qui précède comme brouillon et, par erreur, je l'ai publié inachevé. Donc, je poursuis mon idée:
On plonge de plus en plus jeune dans le monde des adultes et une fois l'âge adulte atteint, certains voudraient arrêter la marche du temps. Est-ce un phénomène de mode ou de société ? C'est vrai quoi, on ne peut plus ouvrir un magazine de mode féminine sans y lire mille et un articles sur les crèmes anti-rides, sur la science anti-âge, sur la chirurgie esthétique. Un peu comme si l'on devait renier la marche du temps et ses effets sur notre corps. N'est-ce pas absurde ? D'autant que les chirurgiens esthétiques suivent des gabarits identiques pour refaire les portraits: petits nez, pommettes hautes, sourcils qui donnent un regard ahuri, lèvres aussi surdimentionnées que les prothèses mammaires ... En gros, une reproduction de poupées barbies !
Au fait, est-ce que les prothèses mammaires explosent en cas d'incinération ?
00:55
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13.10.2010
Petit carnage de nuit
Il y a une dizaine de jours, j'ai participé à la première réunion de parents de la classe de mini-mini.
Comme d'habitude, la réunion avait lieu en fin de journée, de 19h30 à 21h30.
Après une journée de travail, on se sent vivre: il faut galoper (en voiture) pour récupérer mini-mini à la garderie (qui n'est pas dans l'école même mais dans un bâtiment distant de + 2km) avant de rentrer, faire à manger pour lui et mini-moyen (moi je n'ai pas le temps) puis regaloper jusqu'à l'école pour la réunion.
Les minis avaient pour consignes de dîner, s'occuper avant de monter, se doucher, se brosser les dents et se mettre au lit vers 21h00.
Je rentre à 21h45, ils sont à peine dans leurs plumes à ce que j'entends. Je monte les embrasser et leur souhaiter la bonne nuit avant de redescendre pour me faire à manger ... l'estomac dans les talons.
A cette heure-là, inutile de sortir poëlles ou casseroles, j'attrappe un sandwich dans la main gauche, un couteau super effilé dans la droite et tout en me dirigeant vers le frigo pour aller plus vite, d'un geste ferme, je tranche le sandwich quand tout à coup je me dis "tiens le sandwich est tranché ... mais on dirait bien que ma main aussi ..."
Le temps que l'info me remonte au cerveau, je vois mon sandwich se garnir de rouge qui coule et déborde en gouttes sur le carrelage blanc de la cuisine comme du ketchup ... je lache le sandwich ... il ne faudrait pas que je lache le couteau super effilé, donc je le pose rapidement sur le plan de travail.
Entretemps, l'info est remontée jusqu'à mon cerveau qui ne trouve rien de mieux à faire que d'activer la douleur. En plus du sang qui coule. Je saisis l'essuie qui pend près de moi, le presse en boule dans ma main coupée et ferme le poing comme si je détenais le billet gagnant de l'Euromillion ... Que faire d'autre ? L'hémorragie doit être intense car j'ai l'impression que mon coeur a coulé jusque dans mon poing fermé qui bat et pulse. J'attends quelques minutes. Rouvre le poing, enlève l'essuie et constate que le sang coule toujours. Quelle poisse ! Je replace l'essuie en boule, referme le poing, contemple le carnage au sol et vais m'asseoir dans le living. Sinon au mieux je risque de déraper sur le sol visqueux et au pire, je risque de m'évanouir.
C'est dans ces moments là que l'on se sent très seul quand on vit seul avec des enfants... Ah si leVil était là, il pourrait garder les minis pendant que je file aux urgences. Bon, j'attends encore 20 minutes avant de vérifier si la plaie saigne encore ... Je ne me vois pas monter réveiller les minis, leur demander de s'habiller en vitesse pour partir en voiture avec eux jusqu'aux urgences ...
Le poing toujours fermé vigoureusement autour de l'essuie en boule, j'essaie de penser à autre chose et m'installe devant le pc histoire de me changer les idées en pianotant d'une main ... Mais que fait leVil ? Dort-il déjà ? Sûrement ! Il est passé 23h et d'habitude il m'envoie un sms. Mais là, évidemment parce que c'est toujours quand on en a besoin que les rêves ne se réalisent pas, pas un signe de vie ... je vais mourrir toute seule d'une hémorragie ! Monter me coucher ? Et infliger aux minis le spectacle de mon corps exsangue, le lendemain matin, le matelas imbibé de tout mon sang ? Ah non !
Tant pis, si je réveille leVil, il faut que je l'appelle !
- moi: allo, je vous réveille ? (je vous rappelle que l'on se vouvoie encore toujours)
- lui: non, non, je regardais un épisode de BattleStar Galactica !
- moi (en pensant pfff je me meurs et il regarde un truc de science-fiction): Ahhh
- lui: ça ne va pas ?
- moi: je me suis entaillé la main, il y a du sang partout et ça ne semble pas s'arrêter de saigner
- lui: il faut faire couler de l'eau froide dessus, ça resserre les tissus !
- moi: ah bein non, ceux qui se suicident s'entaillent les poignets puis se coulent dans un bain ! Vous voulez vous débarrasser de moi ?
- lui en riant: bein non hein, ils ne se coulent pas dans un bain d'eau froide, ceux qui se suicident !
- moi: peut-être mais j'ai déjà enlevé 2 fois l'essuie et cela saigne encore alors tant pis, je ne touche plus à l'essuie quitte à ce qu'il se greffe à ma main !
- lui: ok, ok, mais il faudrait désinfecter la plaie
- moi: pas question ! Pour désinfecter, il faudrait que je retire l'essuie !
- lui: ok, ok, mais alors vous mourrez soit d'hémorragie, soit d'infection
- moi: bein non, je m'étais lavé les mains avant et le couteau était propre ... avant de passer à travers le sandwich ...
- lui: ok, ok, mais vous n'avez pas de strips pour refermer la plaie ?
- moi: non
- lui: bein il n'y a plus rien à faire alors.
- moi: c'est rassurant ! Bon tant pis, je vais attendre encore pour voir si cela s'arrête et on verra bien. Au pire, demain matin, je serai soit morte soit je conduirai les minis à l'école avant de filer aux urgences.
- lui: si ça ne va pas, cette nuit, vous me rappelez, hein. Sinon bonne nuit et à demain !
- moi: j'espère bien ...
Je n'ai pas été me coucher avant 1h30 du matin.
La mort dans l'âme déjà, je me suis résignée à monter. L'estomac vide mais le poing toujours plein de l'essuie et des battements de mon coeur à portée de main.
Le lendemain, j'ai ouvert les yeux. Comme d'habitude. Ma main ne saignait plus mais faisait un mal de chien. La coupure était à la base de l'index, légèrement de biais sous le majeur. J'ai fait un assemblage de sparadraps en tissus (chuis allergique aux autres), pour maintenir la plaie fermée et aussi serrée que possible.
Puis j'ai réveillé les minis pour qu'ils s'habillent et déjeunent en leur racontant ma mésaventure. Ensuite, on a sauté dans la voiture jusqu'à l'école. Evidemment, en chemin, après quelques ronds-points, mes sparadraps collaient au volant ... mais la plaie ne s'est pas rouverte. Ni ne s'est infectée. Et je suis toujours là ... malgré le petit carnage de nuit.
Me demande ce qu'une diseuse de bonne aventure lirait dans ma main, vu que les lignes ne sont plus les mêmes ...
23:15
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05.10.2010
De l'autre côté du miroir ...
François lundi s'en est donc allé
Comme toute sa vie il aura vécu
Les yeux bleus et le regard aigu
Dressé stoïque face à l'adversité
Lui qui appréciait les tours de magie a choisi de passer de l'autre côté du miroir ...
22:16
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03.10.2010
Paranormal Activity
Cela fait bien longtemps que je n'avais plus pris le chemin vers ici.
Cela fait bien longtemps que les vacances sont finies.
Cela fait bien longtemps que je n'avais plus envie ni le temps.
Souvent en journée, il m'arrive de me dire "ceci ferait bien un sujet de post" mais comme je n'ai pas le temps d'en prendre note sur le vif, le soir soit je n'ai plus le temps de venir ici soit j'ai carrément oublié.
Donc ce soir, dès que l'idée m'est venue, je me suis précipitée ...
Amatrice de polars, d'histoire, de biographies, j'ai également apprécié pendant longtemps les histoires et films d'horreur. Le fantastique. Et le paranormal.
Aujourd'hui, en passant chez un bouquiniste, j'ai trouvé le dvd dont j'avais vu la bande annonce. Et qui avait repiqué ma curiosité ... Voulez-vous aussi être tenté ? Alors regardez la bande-annonce en cliquant ICI !
Après la fin du film, leVil et moi discutions de ce que nous venions de voir quand tout-à-coup des bruits au mur tout proche nous firent sursauter ... puis des coups aux tuyauteries des radiateurs ...
Entre rire gêné et appeuré, nous nous sommes dit que le voisin devait probablement purger son installation.
Ma foi, c'est plus rassurant que d'envisager une activité paranormale, non ?

20:12
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11.08.2010
Vacances, j'oublie tout
Plus que quelques jours de boulot et bientôt ce seront les vacances.
J'ignore si c'est l'âge ou la charge de travail ou l'actualité familiale qui me pèse.
Mais là, j'ai envie d'autre chose ... d'un horizon à perte de vue, d'un ciel bleu et d'une mer méditerranéenne.
Où le bruit des grillons remplacerait le ronron des voitures.
Croisons les doigts ... de la coupe aux lèvres, il y encore un petit chemin.

06:45
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06.07.2010
C'est vraiment pas ...
Après une journée de boulot conclue de manière très houleuse, l'envie me prit de faire un saut dans une galerie commerciale.
On se demande bien pourquoi, hein ...
Les lecteurs (surtout les lectrices) connaissent bien ce phénomène. Puisque les magazines décortiquent nos achats impulsifs. Qui révèlent, paraît-il, un lien entre le besoin de s'offrir un petit (ou gros) cadeau et l'effet de consolation d'une peine ou frustration. En ce qui me concerne, je résume tout cela par le concept de "cadeau-doudou".
Sur le moment même - celui de l'irrépressible envie - vous pensez bien que je n'analyse ni mes envies ni mes gestes. A peine les conséquences. Au diable le divan, le sens de la vie, de l'envie, la découpe des neurones en quatre et le cadeau-doudou. Tout ce que je veux à ce moment-là, c'est un brin d'insouciance pour chasser les soucis ténébreux !
Et donc après avoir déambulé dans un magasin. Après avoir pris le temps nécessaire pour opérer un choix de vêtements, me voilà, devant 2 cabines d'essayage déjà pleines. A attendre qu'au moins l'une d'elles se libère pour me permettre d'essayer les vêtements qui - après m'avoir tapé dans l'oeil - pendouillent sur leurs cintres et leurs cintres à mes doigts.
D'une des deux cabines, je ne vois que deux pieds chaussés, puis déchaussés, puis un pied qui se lève puis l'autre aussi sinon on se casse la figure. Visiblement la dame est occupée à glisser dans ses choix vestimentaires. Conclusion: on n'est pas encore sortis de l'auberge. Ni elle de sa cabine. Elle y est peut-être encore ...
De l'autre cabine, je vois une dame d'un certain âge, le corps dehors, la tête dedans qui visiblement conseille une autre dame qui se mire dans je ne sais quoi.
La tête de la conseilleuse vient rejoindre le reste du corps dehors et, au ballet des pieds à l'intérieur, je devine que l'essayage est terminé.
Le rideau s'ouvre et me permet de découvrir la dame qui était à l'intérieur. Alors, le temps de réaliser que 1. elle est aussi d'un certain âge et 2. elle sort sans aucun cintre à ses doigts ni vêtement pendouillant à son bras, j'entre dans la cabine. Pour y découvrir un amoncellement de vêtements en souffrance sur les crochets de la cabine. A mes pieds, c'est pire: dans un coin, il y a un tas de cintres dépiautés et à l'autre coin, végète un tas de vêtements chiffonnés et piétinés ... choueeette ... et entretemps, évidemment, les deux dames avaient disparu dans la jungle des rayons, des bacs à soldes et des clientes affairées.
Et vous savez quoi ? Et bien je me suis dit "putain" non "purée, puisqu'elles sont âgées ces dames, puisqu'au lieu de faire les magas en journée (plutôt qu'en fin de journée pour nous pomper l'air à la sortie des bureaux) et qu'elles sont ressorties de la cabine, sans aucun cintre ni vêtement d'essayage, ce sont elles qui ont laissé tout en plan, dans la cabine. Et que s'il n'y a plus de jeunesse, voici la preuve qu'il n'y a plus de vieillesse non plus !".
Si je parviens à ce genre de conclusions, ce n'est pas sur la base de cette seule expérience. Vous pensez bien. Mais parce que j'ai vécu pas mal d'évènements du même vieux tonneau contrariant.
On se demande bien pourquoi, hein ...
Les lecteurs (surtout les lectrices) connaissent bien ce phénomène. Puisque les magazines décortiquent nos petites contrariétés. Qui révèlent, paraît-il, soit un lien entre une vie antérieure trop insouciante et l'effet de peine ou frustration dans la vie actuelle, soit un lien entre son propre caractère de cochon et le refus d'accepter les frustrations. En ce qui me concerne, je résume tout cela par le simple concept de "c'est vraiment pas mon jour" ...

23:52
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01.07.2010
Tout ça ne nous rendra pas notre ex
Ce soir, en rentrant, j'écoutais les nouvelles dans la voiture.
Et notre brave premier ministre arrivé à sonterme, d'y aller de son avis sur le coût des festivités organisées par une ex-colonie qui célèbre son 50è anniversaire d'indépendance. Et du fait, selon lui, que cet argent aurait pu mieux servir la cause de la population ...
Et du coup, je me suis dit, mais c'est quoi cette indécence ?
De quoi il se mêle encore ?
Est-ce que l'on s'émeut ici des frais liés aux festivités de l'Etat?
De l'achat d'un hors-bord par le couple royal ?
Des frais de chapeaux de l'ex-reine ?
Des frais d'accouchement de la future reine ?
Des frais d'adoption d'un cheval ? Pfff ça c'est la question que levil vient de me poser (hors contexte) et du coup, j'ai perdu le fil de mon texte ....
Des frais engendrés par plusieurs niveaux d'état (fédéral, régional, communautaire) ?
Est-ce que ces frais ne pourraient pas mieux servir aussi la population d'ici ?Aparemment, non.
Parce que notre population compte moins de pauvres et notre classe politique moins de népotistes, sans doute.
Je trouve ces remarques parfaitement indécentes, de la part de politiciens dont les augustes prédécesseurs furent un jour impliqués dans le processus d'indépendance (volontaire ou forcée) à l'égard de peuples et de terres dont ils se remplirent bien les poches, en ne négligeant pas le développement d'infrastructures collectives. Mais était-ce pour se donner les moyens de puiser plus, d'offrir plus ou de s'acheter une bonne conscience ?
Hum, bein tout ceci est bien joli.
Mais cela ne nous rendra pas notre ex-riche colonie.

19:48
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26.06.2010
Petite musique de nuit
En compagnie de trois virtuoses ... Taksim Trio ... un pont entre les cultures occidentale et orientale:
01:18
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25.06.2010
Memories
00:36
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18.06.2010
A l'aube des Mad Men
Je vais vous dire !
Et bien, je suis contente de ne pas avoir été une adulte dans les années soixante.
Au contraire, j’ai bien fait de naître en 1964. Je vous le dis …
Pourquoi ?
Parce que !
Parce qu’au tout début des années soixante, la femme (à quelques exception près) était cantonnée soit au foyer soit aux seconds rôles dans des milieux professionnels truffés de machos.
Parce qu’au tout début des années soixante, tout le monde fumait comme des pompiers, partout et tout le temps. Et ça - venant de la fumeuse que je suis - doit vous paraître encore plus surprenant, non ?
Parce qu’au tout début des années soixante, la société de consommation commence à se faire les griffes, la publicité mensongère et sans scrupules envahit les media, l’attitude machiste et raciste de ceux qui constituent le haut du pavé et au-delà prévaut.
Parce qu'au tout début des années soixante, c'est l'aube d'une ère où rien ne semble impossible. Où le futur est présent.
Mai '68 était à la fois "pour bientôt et pourtant encore si loin" ...
Comment vous dites ? Que tout ça c’est pour du faux ??
Oh que non !
La preuve est dans « Mad Men ». Non, il ne s’agit pas d’une série mettant en scène des super-héros américains du genre Marvel ou DC Comics.
C’est la dernière série imaginée par les producteurs de la fabuleuse série « The Sopranos ».
Mad Men (pour Madison's Men) plante son décor dans les bureaux d'une agence de pub sur Madison Avenue (qui groupait les plus grandes agences de publicité) à New York, au tout début des années soixante.
Et ce que l’on y voit dans "Mad Men" est beau, ténébreux et féroce …
Un petit avant-goût ?
19:22
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13.06.2010
Plus tard ...
Mini-mini dit que plus tard, il sera marchand de fromages ... parce qu'il est déjà à bonne école avec un grand-frère qui pue des pieds.
Et comme certains jours, dit-il, les pieds de Mini-moyen ne puent pas, ce phénomène fera les trous dans le fromage.
Logique, non ?
01:56
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29.05.2010
La politique de la Pampa
Il y a deux choses qui me chiffonnent dans le paysage politique belge.
Ce n'est ni le problème linguistique (bhv) ni la quadrature des grands partis politiques qui monopolisent le pouvoir.
Ce qui m'embête, comme bon nombre de citoyens, c'est le quotidien.
Qui dit quotidien, dit garnir son assiette.
Qui dit garnir son assiette, dit dépenses.
Qui dit dépenses, dit rentrées.
Et d'où vient l'argent ?
Parfois, il tombe du ciel mais il ne faut pas trop rêver.
En principe, l'argent est un fruit (du travail)
Pour beaucoup de personnes, l'argent est la conséquence d'évènements plutôt douloureux (pension, chômage, maladie, invalidité).
Et quand on songe au travail, qu'est-ce qui nous vient à l'esprit ? Sa rareté ...
Beaucoup se portent candidats, peu sont recrutés. Et bien au contraire, la file des licenciés grossit plus vite que la file des embauchés.
Jusqu'à tout récemment, le travail était au centre de la vie de l'homme.
Faire carrière toute sa vie auprès du même employeur était monnaie courante.
A présent, le travail est au mieux un privilège, au pire une privation.
Rares sont ceux qui peuvent se targuer de n'avoir jamais changé de patron.
Alors, quand on entend que les entreprises dégraissent à tour de bras et n'hésitent pas à licencier les travailleurs les plus âgés, ce qui me chiffonne c'est le projet que fourbissent tous les politiens, dans tous les pays européens: reculer l'âge de la pension...
Suis-je - bon sang - la seule à m'interroger sur la flagrante contradiction qui existe entre
- on licencie les travailleurs les plus âgés
ET
- obliger les gens à travailler de plus en plus âgés ?
Dites-moi que vous aussi, cela vous paraît incompréhensible !!! Cela me rassurerait de ne pas être la seule idiote.
Qu'est-ce que les politiciens s'imaginent ? Que cela va décourager les entreprises de licencier les plus âgés ?
J'ai du mal à le croire !
Par contre, on va devoir payer des allocations de chômage plus longtemps. Surtout en Belgique où il n'y a pas de durée limitée. Alors où est l'innovation ? Où se cache l'incitant mystérieux qui va relancer nos économies, en obligeant les travailleurs à faire carrière (inutilement) de plus en plus longtemps ?
L'autre truc qui me chiffonne, c'est qu'en Belgique, les charges patronales sont tellement élevées que pour recruter, il faut pouvoir disposer de bénéfices et perspectives financières très solides. La plupart des petits indépendants (qui ont encore un carnet de commande joufflu) hésitent à embaucher, car ils engloutiraient leurs bénéfices en charges patronales quasi impayables.
Alors ... pourquoi aucun parti politique (parmi les grands ou les petits) ne propose de diminuer ces charges patronales exhorbitantes et qui freinent l'embauche ?
Parce que diminuer les charges patronales:
- favoriserait le partage du travail
- stimulerait l'embauche et
- permettrait de relancer l'économie vu que bon nombre de travailleurs préfèreraient travailler (et dépenser) que d'être mis au ban de la société (et vivre chichement).
Je devrais peut-être me lancer dans la politique ... et n'empêche que mon idée fonctionne dans les 3 langues nationales belges:
Entre poussière et cactus,
le parti de la Pampa,
le seul qui crée l'emploi !
Tussen stof en cactus,
de Pampa Partij,
de enige staatspartij die werk creërt !
Zwischen Staub und Kaktus,
das Pampa Partei,
das einige, dass Arbeit entwerft !
Quoi, vous ne voteriez pas pour un parti avec un slogan pareil ?
22:03
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20.04.2010
Et voilà l'exploit
L'autre soir, dans la voiture, en rentrant avec les minis:
- Mini-mini: vous allez voir ce que vous allez voir quand on sera à l'appart !
- Moi: tu vas nous annoncer un résultat de test magnifique ?
- Mini-mini: non !
- Mini-moyen: tu vas nous annoncer un résultat de test catastrophique ?
- Mini-mini: non ! Il me faudra une feuille de papier et un bic !
Arrivés à bon port, c'est-à-dire à peine la porte ouverte, mini-mini balance son cartable, court chercher une feuille de papier et un bic. Et nous attend devant la table de la salle à manger. Il a encore son manteau sur le dos et ses chaussures aux pieds, tandis que mini-moyen et moi, nous nous épluchons (rapidement) pour assister à l'exploit:
- Mini-mini: regardez bien car je vais vous dessiner un animal, en moins de 2 secondes et sans lever le bic encore bien !
- Mini-moyen: ouais, c'est cela, on va encore se faire arnaquer ...
- Moi: bon d'accord, fais-nous voir cela, mini-mini !
Mini-mini prend le temps de se concentrer (on s'attend à tout), il fait tourner le bic entre ses doigts (on s'attend vraiment à un miracle) ...
- Mini-moyen: tu crois qu'on a toute la soirée ?
- Mini-mini: chuuuute, je me concentre ! C'est dur, tsé !
Mini-mini repositionne la feuille de papier immaculée, se penche (en penchant ses sourcils aussi), pose la pointe du bic en plein milieu de la page, nous regarde (pour voir l'effet), relève le bic et déclare "Voilà !"
- Mini-moyen: tu te fiches de nous ? Y a qu'un point là !
- Mini-mini: bein non, regardez bien ... je viens de vous dessiner en moins de 2 secondes et sans lever le bic, un animal ... c'est un pou !
- ECLAT DE RIRE GENERAL
20:05
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07.04.2010
Va, vis et deviens
Il y a longtemps que je n'avais plus vu un film aussi dense ...
Qui soulève des questions aussi basiques que la vie, la mort, la vérité, le mensonge, la culpabilité, l'authenticité, l'inné, l'acquis, le poids de la promesse, la foi, l'engagement, l'amour, le déracinement, l'identité, l'appartenance, les origines, l'adoption, la nostalgie, le racisme, la violence, les rires, les larmes, l'extrémisme, le don de soi ... à travers l'Opération Moïse.
Toutes ces petites et grandes choses à la fois qui peuplent ou désertent une vie.
La bande-annonce n'est que le bien pâle reflet de ce qui se déroulera sous vos yeux, tout en finesse et en subtilité. Si vous avez l'occasion de voir ce film, n'hésitez pas !
Va, vis et deviens ...
00:09
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02.04.2010
Le savoir-vivre en horreur
Ce soir, pour les minis, ce fut une grande première !
Leur premier film d'horreur ...
Du pur Stephen King qui sait si bien jouer avec nos peurs primales. Aussi, je n'étais pas très emballée. Des Stephen King, j'en ai dévorés quelques uns (livres plus que films).
Bon c'est vrai, comme j'étais amatrice du genre, je suppose que la pomme ne tombant jamais très loin de l'arbre, tôt ou tard, les minis allaient prendre le même chemin. Et comme les enfants adorent se faire peur, que les contes sont généralement fort cruels et que les minis sont déjà bien rôdés de ce côté là, j'ai finalement dit oui pour leur premier film d'horreur.
Le film en question est "La Brume (The Mist)". Pour vous donner une idée, voici la bande-annonce.
Donc, il y a du mystère, des gentils, des méchants, un suspense qui monte qui monte, des horribles bestioles (qui montent qui montent aussi) et un super héros.
A un moment donné du film, le suspense est à son comble:
- Moi, je : fais comme si de rien mais mes genoux font des castagnettes (de l'intérieur)
- Mini-moyen, lui : a mis ses deux mains sur son visage (les doigts toutefois écartés pour voir quand même, hein)
- Quelques gentils du film: sont sur le point d'être mangés tout crus par les horribles bestioles qui ont déjà croqué quelques autres (gentils). D'ailleurs, le moment que je vous décris, se passe quand le super héros se retrouve nez-à-nez avec un des monstres !
- Et là, Mini-mini - comprenant que ce serait trop bête si le super héros mourrait -s'écrie : je parie que le monstre va dire (voix d'outre-tombe) "Non merci pas de dessert, je n'ai plus faim !"
Cette marque de savoir-vivre en pleine horreur se mua en fou rire hystérique !
On rira moins cette nuit ... si les minis font des cauchemards et que je doive me lever ...

00:51
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31.03.2010
Les dents de la mère
Passage annuel pour les minis chez la dentiste.
Elle a tout bien regardé partout même dans les coins et ... ils n'ont toujours pas l'ombre d'une seule carie. Vous trouvez que cela me désespère ? Non, non. Je disais cela ainsi parce que le nombre de caries chez les enfants (et sur les dents de lait) devient hallucinant. Les minis ont plein de copains dont les dents sont trouées aux mites ... Je ne me lancerai pas dans des hypothèses verbeuses ici ... bien que j'ai mes ptites idées ...
Bref, les minis sont passés sagement l'un après l'autre sur le fauteuil de la dentiste et ont attendu tout aussi sagement ... que mon tour vienne ...
Je m'installe, la dentiste m'attache la bavette en papier. Les minis trouvent cela drôle évidemment. La dentiste regarde tout bien partout. Me fait 2 radiographies. Et s'apprête à entreprendre un détartrage.
Elle incline le fauteuil un peu plus, remplit le gobelet pour le rinçage, me demande d'ouvrir la bouche et je vois 3 visages penchés sur moi: celui de la dentiste et ceux des minis.
Forcément, ils ne veulent pas râter le spectacle. Ils regardent attentivement la dentiste prendre l'aspire-salive (enfin je sais pas si cela s'appelle comme ça l'espèce de tuyau en caoutchouc coudé) et me le caler en bouche. Cela fait un bruit de succion épouvantable quand tout-à-coup
- Mini-moyen s'écrie: ah ouais, trop cool, le collecteur de bave !
- Nous: tous morts de rire ... c'était quasi du Titeuf ...
Comme quoi, les effets spéciaux sont terribles dans Les Dents de la Mère !

23:03
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14.03.2010
Pour une bougie de plus
Après les grandes douleurs, les grands sourires. Ainsi va la vie dans la Pampa. Entre poussière et cactus ...
Programme spécial concocté pour ce samedi:
Après avoir récupéré les minis au tennis, direction l'appart pour déposer le contenu du coffre de la mipmobile: 2 sacs d'affaires/vêtements/sacs de gym/chaussures/médicaments/cartables/raquettes de tennis qui migrent toutes les semaines entre leur père et moi, comme vous le savez déjà.
A l'appart: les minis troquent leurs training/tenue de tennis pour une tenue de ville et direction le centre-ville.
1è étape: L'exploit est de bifurquer du tunnel Cortenbergh (visiblement saturé et de loin) vers le tunnel Meiser qui ... est tout aussi saturé pfff.
Pourtant, ce n'est pas un week-end de sommet européen (cause fréquente des embouteillages à cet endroit les samedis), or des deux bandes de circulation habituelles, il n'en reste qu'une jusqu'à la Place Meiser. Choueeette.
Mais vous avez aussi remarqué ? Que les routes soient bonnes ou pas, que les travaux soient en cours ou pas, rien ne satisfait jamais l'automobiliste moyen (dont je suis) qui râle toujours sur tout: sur les routes abîmées, sur les travaux de réfection ... Et là, j'avoue que je râle en voyant le fléchage, l'asphalte déjà enlevé sur au moins 2 cm de profondeur et le gros camion qui bloque notre trajet. C'est vrai quoi, pourquoi ne font-ils pas tous ces travaux de nuit ?
2è étape: vingt minutes, quelques jurons (à moi) et coups de klaxon (des autres) plus tard, nous arrivons dans le centre-ville. Direction la plus vieille brasserie de la Bourse, c'est-à-dire Le CIRIO. Où depuis plusieurs générations, les vils se retrouvent les samedis autour d'une table pour déjeuner en famille. Et où les mips sont de la partie de temps en temps, comme ce samedi midi.
L'ancêtre des vils, Pépé, et les minis s'enfilent un croque-monsieur, moi un croque bruxellois (aux chicons), schlurp. LeVil a choisi (comme d'habitude) un toast cannibale. Il fait schlurp aussi.
3è étape: après le Cirio, on a rendez-vous dans une autre institution bruxelloise, le THEATRE DE TOONE. Personnellement, je ne m'y étais jamais rendue, alors que je suis bruxelloise depuis 46 ans ... Et bien, je dois remercier leVil d'avoir eu la bonne idée de nous y emmener, tous, pour y voir le dernier spectacle à l'affiche: Dr Jekyll & Mr Hyde. Je vous le recommande ! En plus de vous y amuser, d'entendre tout le vocabulaire bien de Bruxelles, de découvrir son estaminet, son musée et ceux qui y travaillent, vous ferez oeuvre de bienfaisance en rentabilisant l'activité de ces artistes qui dévouent leur vie à la préservation d'un patrimoine authentique (alternative au bouillon bas de gamme que constituent pour moi la télé-réalité et autres jeux niais dont nous bassinent les édiles de la mondialisation culturelle). Chez Toone, on a beaucoup ri, on s'est beaucoup contortionné (les banquettes n'ont pas de dossier, autant vous prévenir) et les deux heures de spectacle (avec entracte) ne nous ont pas paru une éternité !
4è étape: après Toone, petit tour par d'autres hauts-lieux bruxellois: les galeries du Roi et de la Reine, la rue du Marché-aux-herbes, la Galerie Agora pour finir devant une table de Teppan-Yaki au RESTAURANT JAPONAIS KABUKI.
C'est un restaurant que nous apprécions tant pour la qualité de sa carte que celle de son cadre, qui permet de savourer des mets raffinés sans être les uns sur les autres. Je vous le recommande donc les yeux fermés !
Cette journée bien remplie fut préparée et dédiée à Mini-moyen. Pour son anniversaire ... Car cela fera 13 ans lundi prochain que Mini-Moyen a pointé le bout de son nez en plein milieu de la vie.
Alors qu'à l'époque, il était plutôt pressé de voir la vie (il est né prématuré à 33 semaines), 13 ans plus tard son rythme s'est modifié: dernier à se lever, dernier à se mettre en route, dernier à s'arracher du miroir où le lustrage des plumes (au gel) est devenu un art en soi tous les matins, dernier à passer la porte tous les matins aussi alors que Mini-mini et moi bouillons de chaleur et d'impatience avec nos paletots sur le dos, nos sacs à l'épaule ou sur le dos et la main sur la poignée de la porte à attendre le bon vouloir de Mini-moyen ...
Bref, ce samedi fut concocté pour marquer l'arrivée d'un nouveau printemps, pour planter une bougie de plus sur le gâteau de la vie de Mini-moyen.
11:48
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27.02.2010
Les grandes douleurs
Qui a dit que les grandes douleurs étaient muettes ?
En tout cas, ça fait mal, putain de merde ...

08:32
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Echo sans voix

01:09
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19.02.2010
Pousser le bouchon un peu loin
Le consumérisme n'a plus de limites ...
Avant, c'était la corvée de vaisselle: un évier, du détergent, des assiettes/couverts/verres/casseroles plus ou moins incrustés et de l'huile de coude avec ou sans les gants.
Aujourd'hui, on a la corvée de rangement du lave-vaisselle avant/après : un lave-vaisselle, du détergent, des assiettes/couverts/verres/casseroles plus ou moins incrustés et l'huile de doigts sans les gants.
Seuls dénominateurs communs: ce qui doit être lavé et le détergent !
Pour ce qui doit être lavé, on s'en fiche ... quoique quand c'est leVil qui prépare un repas, il a besoin de toute la batterie de casseroles, de toutes les spatules, de toutes les cuillères en bois et de tous les autres accessoires de ses armoires. C'est vrai que ce qu'il prépare est toujours fort bon (sauf les lentilles au hareng fumé douteux hihi) mais les paniers du lave-vaisselle sont toujours trop petits pour caser tout le bazar sali. A moins de faire 2 vaisselles à la main, 2 machines successivement ou une vaiselle à la main + un en machine ... Mais je m'éloigne du sujet.
Seuls dénominateurs communs, disais-je: ce qui doit être lavé et le détergent !
Pour ce qui doit être lavé, on s'en fiche.
Pour ce qui est du détergent, par contre, j'ai ma théorie !
Avant, il y avait 2 sortes de détergents pour chaque type de vaisselle :
Pour la vaisselle à la main, on avait le choix entre :
- Le détergent tellement puissant que
- tu trempais tes mains dans la savonnée
- tu ressortais les casseroles brillantes comme des miroirs
- les verres transparents comme du cristal et
- tes doigts décapés. Eux aussi ...
- Le détergent tellement doux que
- tu trempais tes mains dans la savonnée
- tu ressortais les casseroles incrustées d'aliments
- les verres couverts d'empreintes et
- tes doigts intacts. Eux aussi ...
Pour la vaisselle en machine, on avait le choix entre:
- La poudre tellement puissante que
- elle trouait ta jupe/ton pantalon
- avant de trouer le carrelage quand tu laissais tomber quelques grains en transvasant le détergent du tonnelet à la machine avec la dosette ...
- Le comprimé de détergent tellement compacté et puissant que
- pour le libérer de son emballage il te fallait casser un ongle ou deux (les dents c'était déconseillé) et
- qu'une fois libéré et placé dans le compartiment, il te brisait menu tes verres quand il était automatiquement libéré de son compartiment ...
Mais tout cela c'est du passé ! On n'arrête ni le progrès ni la recherche ni le consumérisme !
Parce qu'à présent, le comprimé de détergent - tellement compacté, doux mais puissant - est emballé selon le bon dosage par un film hydrosoluble ...
On prend la dose emballée, on ne troue ni sa jupe ni le carrelage, on le fourre emballé dans le compartiment à détergent, on ferme le compartiment, on ferme la porte du lave-vaisselle et il ne brise plus les verres quand il est libéré automatiquement de son compartiment, vu qu'il est encore emballé à ce moment là. L'eau chauffe, l'emballage fond, la poudre fond, les casseroles fondent ... euh non, la saleté fond et voilà.
Ce que je me pose comme question c'est que si ce film hydrosoluble redurcit au bout de quelques mètres de canalisations, par l'effet du froid, est-ce que tous les emballages hydrosolubles redurcis ne vont pas finir par tout boucher, au fond ?
Oui bon, je pousse sans doute un peu loin le bouchon ... quoique ...
02:02
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09.02.2010
Chaud au cul. Et l'inverse
De temps en temps, je délaisse ma voiture au profit des transports en commun.
Euh non, ce choix n'est pas motivé par des considérations écologiques, malgré le smog actuel. Mais plutôt pour ménager la vieille carcasse de ma pampamobile.
Et donc, entre poussière et cactus, je me mêle parfois au flux migratoire des navetteurs joyeux ... Oui, c'est de l'ironie ... Zont tous l'air si malheureux ! Zaviez déjà remarqué aussi ? Et zaviez déjà remarqué aussi qu'il y a peu de navetteurs qui vous regardent droit dans les yeux ? Et oui, sont tous sagement coincés en rang d'oignons ou de sardines. Avec, au mieux, un regard fuyant. Et, au pire, un regard absorbé vers leurs chaussures. Même que l'on pourrait tirer la langue et faire des grimaces que personne ne le verrait. M'étonne pas que certaines agressions se passent en pleine foule sans que personne ne réagisse. Vu que personne ne regarde ... pas vu pas pris ...
Et donc, entre poussière et cactus, me voilà dans le métro ce soir. Debout. Collée au fond du wagon, contre les portes opposées à celles qui s'ouvrent. Au fur et à mesure des arrêts, le wagon s'appauvrit en navetteurs et me permet d'observer ceux qui restent. Tout à coup, un djeun qui était assis se lève et se poste fesses à moi (et face à la porte de sortie donc). L'arrêt est annoncé en trilingue, capitale de l'Europe oblige, le djeun lache la rampe pour actionner l'ouverture des portes quand mon regard tombe sur ses fesses.
Je ne suis pas particulièrement amatrice de fesses masculines galbées mais là j'en suis restée coite ... Le spectacle qui s'offrait à ma vue était tellement inhabituel que j'en fus fascinée ... Le djeun portait un de ces slim (pantalons étroits) dont la ceinture lui arrivait à mi-fesses, le fond du pantalon à mi-cuisses, le tout recouvert par un pull suffisamment long pour cacher l'hypothétique slip à ma vue, mais obligeant le djeun à marcher comme un pinguin, en dandinant des fesses ...
Par le froid glacial qui sévissait aujourd'hui. Et qui pinçait nos joues et nos nez (et tout ce qui dépassait d'autre d'ailleurs), il n'était pas donné à tous d'avoir le cul au chaud. Ni l'inverse.

20:39
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07.02.2010
Gris gris
Depuis des années, le temps a déposé sur ma tête des fils blancs, sans pour autant creuser mon visage de ses sillons.
Depuis des années, je fais face à l'incompréhension des coquettes qui tentent de me convaincre de gagner 10 ans d'âge en recouvrant de couleur le passage du temps. Elles prétendent que mon visage jeune jure avec mes cheveux blancs.
Depuis des années, je tiens tête à mon coiffeur qui espère avoir la peau de mes cheveux blancs et le dernier mot que jamais je ne lui consens.
Depuis des années, j'ai laissé faire le temps sans tenter de masquer son oeuvre. Pourquoi devrais-je céder à la pression de ceux qui courrent après le temps, le rattrappent et se donnent l'illusion de le dépasser largement ?
J'ai lu l'autre jour un article de mode qui relevait l'engouement récent des faiseurs de défilés pour les mèches grises dont ils avaient paré tous leurs jeunes mannequins. Ailleurs, j'ai lu que ce geste serait la marque indéniable d'une certaine rock-attitude.
Moi, une rebelle ? Aucune idée mais je ne veux pas être à la mode !
Hum, il est peut-être temps de faire recouvrir tous mes gris gris. Qui c'est qui va être content ? Sans doute pas mon coiffeur ...

10:14
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02.02.2010
Une question de regard
En repensant au restaurant Mavrommatis découvert avec délices à Paris et dont le nom pourrait être traduit par "Aux yeux noirs", je me faisais la réflexion suivante au sujet de la couleur des yeux/cheveux:
Comment se fait-il que dans la plupart des pays, qu'ils soient au nord ou au sud, les habitants du nord d'un même pays ont les cheveux/yeux plus clairs que ceux du sud du même pays ?
Et comment expliquer que, quelle que soit la latitude de chaque pays, le même phénomène s'y présente partout ?
C'est vrai, quoi ! On pourrait croire que cette différence disparaît plus on descend vers le sud. Et bien non ! Les Belges/Allemands du nord sont plus clairs que ceux du sud. Tout comme les Espagnols du nord sont plus clairs que ceux du sud. Pareil pour les Italiens ou les Grecs du nord par rapport à leurs concitoyens du sud ...
Cela ne vous chiffonne pas vous, cette énigme ? Moi, si ! Et en y réfléchissant bien pendant que j'écris ceci, je me demande si en Afrique du Sud, cette théorie s'y vérifie aussi ... et si au pôle nord, les eskimaux sont plus clair plus au nord que plus au sud ...
Donc si un aimable érudit, par le plus grand des hasards, se comptait parmi les amateurs des Manuscrits de la Pampa, qu'il n'hésite pas à faire part de ses connaissances sur le sujet ...

00:13
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31.01.2010
Eclair à Paris - la suite
Je parie que vous n'attendiez plus la suite de l'éclair à Paris !
Pari perdu pour vous …
Après Emile Zola, au bonheur des dames et le Bon Marché, nous bifurquons vers les grands boulevards et d’autres grands magasins telles les galeries Lafayette … qui riment avec ... un monde bête.
On se retrouve dans un bain de foule inimaginable. A Bruxelles déjà, j’évite le centre-ville et les lieux de promiscuité extrême … comme les plaisirs d’hiver, en décembre, qui deviennent ma galère tant il y a du monde partout.
Dans les galeries Lafayette, j’ignore pourquoi il y a tant de monde au point qu’il est difficile de se frayer un chemin dans les allées et qu’il est impossible de regarder le moindre article dans les rayons. Est-ce parce que tous les Parisiens font du shopping le samedi ? Est-ce parce que nous somme un week-end de soldes ? Quoiqu’il en soit, le bain de foule nous gave et nous décidons de sortir pour nous rendre à l’Espace gourmet, sorte de Rob, où les traiteurs fins sont entourés de rayons pleins d’articles d’épicerie fine.
Sur place, nous prenons d’abord le temps de nous poser devant une tasse de capuccino pour leVil et de café glacé au sirop d’orgeat pour moi. Ensuite, nous découvrons les mille et un recoins de cet espace gourmand dédiés à la gastronomie : les traiteurs présents dévoilent des étals garnis de plats orientaux, asiatiques, grecs, de poissons et crustacés, charcuteries fines et entremets sucrés. Tout cela noie les yeux et creuse les appétits. On craque pour des rouleaux asiatiques aux coquilles st-jacques et crevettes que l’on déguste sur place. Divins !
LeVil me fait l’article du traiteur grec, dont il a lu (et goûté précédemment) le plus grand bien, et me révèle qu’il a prévu de m’emmener au restaurant-mère le soir-même … chouette !
Avant la soirée, il nous reste encore quelques hauts lieux parisiens à fouler : la rue de Rivoli, la place Vendôme célèbre pour ses joailliers. Et bien ils peuvent garder les bijoux et la place car pour ce que j’y ai vu en vitrine, les bijoux étaient laids … Je préfère les cailloux de la pampa => suffit de se pencher pour les ramasser, donc à portée de tous et pour pas un rond … Outre, les joailliers, d’autres établissements prestigieux battent le pavé : cabinets d’avocats internationaux, hôtels de luxe, boutiques , agences de communication. Bref, pas de quoi fouetter les chats de la pampa. Pour les amateurs d’histoire, voici le lien pour en savoir plus sur ce haut lieux historique aussi.
Après ce long périple à travers Paris toute la journée, qui a chauffé nos pieds et nos cartes de crédit, il est temps de rejoindre à présent le fâmeux restaurant pour une soirée méditerranéenne.
Le restaurant s’appelle Mavrommatis et est situé dans un quartier paisible du 5è arrondissement.
L’endroit est chic mais l’accueil et le service sont chaleureux. En entrée, je me suis laissée tenter par du poulpe et de la seiche, divinement présentés. Ensuite j’ai opté pour l’agneau kleftiko d’un moelleux rare et servi sur un lit de légumes. Et comme dessert, j’ai craqué pour le palet de chocolat accompagné d’une cuillérée de glace parfumée à la rose.
LeVil, lui, a préféré l’assortiment de 3 mezzèdès (pluriel de mezze) joliment posés dans l’assiette, la moussaka légère mais goûteuse à souhait. Euh, j’avoue que je ne me rappelle plus s’il a pris un dessert et lequel … car je préférais le mien de toute façon …
Ce repas fut précédé d’une flute de champagne, d’une fine crème de cocos blancs (petits haricots blancs) et arrosé d’un bon vin grec que nous avons qualifié de couillu, tant il était fort et bon.
Bref, une adresse à retenir si, comme nous, vous êtes amateurs de gastronomie grecque et fine.
Après ce bon repas, nous sommes retournés à l’hôtel. Fourbus, repus et contents.
Dimanche matin, copieux petit déjeuner à l’hôtel, check-out, les bagages à la consignerie de l’hôtel, nous avons repris le métro pour une dernière promenade dominicale avant le retour vers Bruxelles. Nos pas nous ont menés à travers le quartier du Marais. Avant de retourner à l’hôtel pour récupérer nos bagages, nous rendre à la Gare du Nord et reprendre le Thalys vers la Pampa.
Depuis lors, les minis ont adoré leur porte-brosse à dents Pylônes, le coupe-vent GAP et les figurines de pirates de la marque Papo. Allez voir, la collection complète est énorme.
De ce séjour éclair à Paris, je garderai un excellent souvenir (mes cartes de crédit aussi), le regret d’avoir oublié de faire un saut dans une boutique Louboutin mais ainsi nous serons obligés de retourner à Paris, ne fut-ce que pour cela !
20:53
Écrit par Plus d'encre dans le plumier
dans Général |
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| Tags : mavrommatis, galeries lafayette, figurines papo |
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