10/06/2012

C'est décidé !

Je n'ai jamais été attirée par les destinations exotiques telles que le Népal, la Chine ou l'Inde.

Et à la lecture de ce genre d'informations, ce n'est pas aujourd'hui que je changerai d'avis ... 

Une invasion d'araignées géantes en Inde, sème la panique dans un village.
On dénombre déjà au moins deux morts et plusieurs personnes traitées pour morsures. Le souci étant que cette espèce d'araignée semble inconnue aux spécialistes. Le temps d'identifier la bête pour pouvoir produire un antidote, le nombre de victimes va sans doute augmenter.

Inutile de vous préciser, que je me gratte déjà ... 

Donc, c'est décidé ! L'Inde est rayée de la liste de nos prochaines destinations de vacances ;-) 


27/05/2012

A l'ère de Star Trek

Tous ceux - petits et grands - qui redoutent la piqûre d'aiguille du médecin lors des vaccinations/prises de sang vont pousser un ouf de soulagement !

Un nouvel appareil médical a été développé pour permettre de prélèver le sang ou aministrer un vaccin/médicament à l'aide de la seule pression et sans aiguille:

 

 

Le Dr McCoy utilisait une même sorte d'instrument à pression pour administrer les médicaments à bord du US Enterprise, dans la série Star Trek ...


 

Entrerions-nous dans l'ère de Star Trek, qui n'était que de la science-fiction dans les années '60 ?
Peut-être que le reste du concept de cette série se réalisera bientôt aussi : monde optimiste, pacifique, sans racisme, technologie de pointe, surtout la téléportation qui désengorgerait nos routes, découverte d'autres êtres dans d'autres galaxies/mondes ... On peut toujours rêver non ? Vu que certains rêves deviennent réalité !

09:49 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Avancées médicales, Série TV | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : injections sans piqûres, star trek |  Facebook |

13/05/2012

Un super gros doigt d'honneur

Jeudi après-midi au bureau, mon téléphone sonne:

  • Bonjour, c'est l'infirmière de l'école. Surtout, n'ayiez crainte. Je vous appelle car Mini-moyen a mal réceptionné un ballon au cours de sport. Il a mal au doigt. On lui a mis de la crème et un bandage. Vu qu'il a un test écrit en dernière heure, il ne faut pas venir le chercher tout de suite mais il vaudrait mieux lui faire faire une radio pour exclure une fracture, je lui remets les documents pour l'assurance.
  • D'accord, nous y veillerons, merci de m'avoir prévenue.

Je demande à ma chef de pouvoir partir plus tôt pour rentrer prévenir Mini-mini qui est déjà rentré et préfère rester là. Je le préviens que cela risque d'être long et que si nous ne sommes pas de retour pour 19heures, qu'il se fasse une tartine, j'essaierai de le tenir au courant.  Je prends la carte sis de Mini-moyen (que je n'ai jamais sur moi, c'est un tort ...) et file l'attendre à la sortie de l'école. On ira aux urgences de l'hôpital tout proche de chez nous.

Ouf, je trouve une place pas trop loin de la sortie de l'école, me garre et envoie un texto à Mini-moyen pour lui demander de m'envoyer un texto quand il sera sorti, que je suis passée le chercher. Il reste 20 minutes avant la fin de ses cours et de son test. 

La marée des élèves qui quittent l'établissement s'étend. Je scrute la foule pour ne pas perdre de vue Mini-moyen au cas où. La marée diminue. Toujours pas de texto, je jette un oeil sur l'écran de mon gsm toutes les 2 minutes.

A présent, il n'y a plus que quelques étudiants au compte-goutte.

Puis aucun pendant un moment. Je vois un groupe dans le fond de la cour près du réfectoire. Mais aucune trace de la silhouette de Mini-moyen. Je reprends mon gsm et l'appelle. Le sien est coupé. Tiens, est-ce que le prof lui aurait accordé quelques minutes supplémentaires pour terminer son test ?

Tout à coup, mon gsm me signale que le sien est activé. Je le rappelle:

  • Coucou, c'est maman. Où es-tu ?
  • Bein à la maison.
  • Comment à la maison ????
  • Bein oui, j'ai fini le test, je suis rentré à pieds.
  • M'enfin, tu n'as pas vu mon texto ?
  • Non, comme on était en test, mon gsm était coupé et je viens seulement de l'allumer en rentrant. Quel est le problème ?
  • M'enfin, je t'ai envoyé un texto pour te prévenir que je venais te chercher à l'école pour passer directement aux urgences pour faire la radio. J'étais garée sur ton trajet pour le cas où je ne te verrais pas, tu n'as pas vu la voiture ?
  • Ah bein non
  • Bon apprête-toi, je passe te chercher ... et n'oublie pas de prendre le document de l'assurance à faire remplir par le médecin.
  • Ok

Un quart d'heure de perdu. Encore un quart d'heure et nous voici en direction des urgences. Purée, j'ai tourné en rond car l'entrée du parking de l'hôpital n'était plus du même côté que la dernière fois (il y a 10 ans). Dix minutes de perdues encore. Et cinq minutes pour trouver une place. Encore faut-il remplir 3 pages du document pour l'assurance avant que Mini-moyen ne soit examiné par le médecin. Cinq minutes plus tard, nous sommes à la réception des urgences. Il faut expliquer ce qui s'est passé. Je me marre intérieurement car il y a une grosse étiquette collée pour dire que la discrétion est de mise à la réception. Pourtant, avec l'écran de verre, on est obligé de quasi crier pour se faire entenre de l'employée. Elle passe en revue les coordonnées qu'elle a trouvées pour nous dans son ordinateur, adresse, téléphone, couverture assurance-maladie. Elle fait les modifications nécessaires, car depuis 10 ans, certaines données ont changé. Enfin, elle nous envoie à la salle d'attente.

Il est 17 heures et des poussières.

Je fais un rapide calcul: il y a bien une 15aine de personnes déjà. Si chaque malade est venu accompagné au moins d'une personne, il doit y en avoir 7 avant nous. Bon. C'était sans compter le mode de fonctionnement des urgences ...

Il est 18 heures et des poussières.

Seuls deux malades ont été appelés. Beaucoup d'autres sont arrivés.

Il est 19 heures et des poussières.

Tous ceux qui étaient là avant nous ont déjà été appelés. D'autres arrivés après nous, aussi. Bon, faut croire qu'avec les autres, il y avait peut-être risque de mort. Pourtant aucun n'était à l'article mais qui sommes nous pour juger. D'autant qu'un autre gamin arrivé quasi en même temps que nous, avec les orteils en sang à un pied est toujours là à attendre comme nous, avec sa maman. 

Je préviens le papa des minis que je suis aux urgences avec Moyen et que Mini est seul. Comme nous sommes en garde alternée et qu'il est dispo, il propose de contacter Mini et passer manger avec lui et lui tenir compagnie. C'est ok.

Il et 20 heures et des poussières.

On n'a toujours vu aucun médecin ou stagiaire. La seule télé allumée est branchée sur notre chaîne préférée Club  RTL ... c'est pour rire hein ... autant dire que l'on s'ennuie comme des rats morts à essayer de tuer le temps sans regarder toutes les 5 minutes à nos montres. Vu que dans la salle d'attente, il n'y a pas de pendule. Pour éviter les hausses de tension inutiles, certainement.

Il est 21 heures et des poussières.

Enfin, on nous appelle. Tiens et l'autre gamin ensanglanté alors ??? Bein on l'appelle quasi en même temps, ouf.

Nous nous retrouvons dans la salle d'examen. Il y a au moins 6 lits séparés par des rideaux fermés. On entend des râles d'adultes et des pleurs d'enfants. Une stagiaire demande à Mini-Moyen d'expliquer ce qui s'est passé, elle prend note puis défait son bandage et examine le doigt. Il est tuméfié, rouge et bleu au niveau de la dernière phalange. La stagiaire nous dit d'attendre, elle va consulter le médecin responsable et viendra probablement nous chercher pour aller passer une radio.

Il est 21h10.

Dix minutes plus tard, elle nous demande de l'accompagner. Mini-moyen est tout de suite appelé par le radiologue. Il ressort et on attend les résultats.

Entretemps, le gamain aux orteils ensanglantés a passé lui aussi une radio et on attend tous en rang d'oignons nos résultats respectifs. On s'ennuie toujours autant que des rats morts. Le gamin qui est placé dans une chaise roulante, n'arrête pas de tournicoter, d'actionner avec ses petits bras la chaise pour faire des longueurs de couloir tout en n'arrêtant pas de parler. C'est sûr que lui est un peu moins mort qu'un rat mort. Il doit être du genre hyperactif car je n'ai pas entendu le son du silence chaque fois qu'il était dans nos parages.

La chaise roulante ne le distrait pas suffisamment alors il propose que l'on joue au petit bonhomme pendu. A 4, si tout le monde est d'accord. J'acquièsce tout de suite (en me disant que le temps de deviner le mot, il y aura bien une ou deux minutes de silence). Ce sera déjà cela de gagné ...

Il est 21h30.

Un médecin arrive, se présente à nous et nous apprend que Mini-moyen a une fracture au niveau de la dernière phalange, qu'il va falloir immobiliser le doigt. Il nous demande de passer dans la salle de plâtre. Le temps de préparer les bandes thermorigidifiantes, il demande si l'on a des documents d'assurance à faire remplir et je les lui remets. Je lui demande également le certificat d'inactivité pour l'école et un certificat de présence pour mon employeur. Entretemps, il apprend à l'autre gamin et à sa maman que lui n'a pas de fracture, qu'on va lui mettre un pansement et une talonette pour empêcher les orteils de se plier en marchant, le temps que les plaies cicatrisent. Les ongles tomberont probablement ... Il demande ce qu'ils ont besoin comme documents. Avant de partir, il précise qu'il sera de retour dans 5 minutes.

Il est 21h45.

Les 5 minutes sont relatives aux urgences.
Le médecin réapparaît enfin, remet les papiers à tout le monde, Nicolas est privé de natation, gym et tennis pendant un mois. Il va chercher une talonette pour l'autre gamin, la lui place, ils disent qu'il ne faut pas de pansement, qu'ils feront tout cela tranquillement à la maison. Bein on les comprend ...

Le médecin est enfin à nous. Il enroule le doigt de Mini-moyen en nous informant que rendez-vous a été pris pour lui lundi matin à la consultation de traumatologie. Il vaut mieux qu'un orthopédiste chevronné le revoie pour déterminer le traitement final. Il nous montre la radio où l'on voit effectivement un bout d'os de la dernière phalange qui est clairement détaché du reste des os ... s'il a mal on peut lui donner un antalgique.

Il est 22h00.

Nous prenons le chemin des caisses de parking pour payer et partir enfin.  Et je me dis bêtement que les urgences sont décidément bien mal nommées. Tellement il faut être patient ... quand on n'y meurt pas. Mais qu'il faut tirer notre chapeau à tous ces médecins, stagiaires, infirmiers, brancardiers et autres qui se dévouent corps et âmes pour soigner les autres. 

Dans la voiture, Mini-moyen me dit que ses copains vont se marrer demain matin ... Bah il vaut mieux les faire pleurer de rire que pleurer tout court.

Le doigt cassé est le majeur. Et avec le gros pansement rigide, cela lui fait un super gros doigt d'honneur ...


 

 

19:24 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Enfants, Série TV | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : urgences, doigt cassé |  Facebook |

10/05/2012

Quelle voix !

Internet est une vague sur laquelle je surfe pendant des heures. Surtout la nuit. Et de temps en temps, je tombe sur de petites (ou grosses) perles comme celle qui m'inspire cette note.

J'ignore si l'industrie du disque offrira la courte échelle à cet amateur. Mais dès les premières notes, sa voix m'a scotchée.

Son nom est Josh Krajcik et il doit une fière chandelle à sa maman. Pas seulement pour sa voix. Pas seulement parce qu'elle a toujours cru en lui. Pas seulement parce que c'est elle qui l'a poussé à partager son don. Mais aussi pour l'avoir conduit à l'émission (7 heures de route en voiture) ...


 

20:00 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : josh krajcik, talent |  Facebook |

08/05/2012

Borgen

Après Forbrydelsen dont je vous parlais ICI et ICI, BORGEN est le titre d'une nouvelle série danoise que nous venons d'achever avec enthousiasme.

J'étais sceptique. Qu'est-ce qu'une série sur la vie politique danoise pouvait bien nous apprendre alors que nous peinons à suivre la politique de notre propre pays ?

Et bien, elle nous apprend plein de choses: les rouages de la politique, l'éternelle recherche d'une égalité "homme-femme", les concessions inéluctables, le rôle des médias, l'éthique, la conscience,comment concilier vie publique et vie privée,  les coulisses du pouvoir et comment ne pas s'égarer au sommet du pouvoir. Bref, plein de choses savamment dosées pour nous faire réfléchir et tenir en haleine les spectateurs et citoyens que nous sommes. Quelles que soient nos convictions et notre état (dans tous les sens du terme ...).

Laissez-vous tenter !


20:00 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Série TV | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : borgen |  Facebook |

06/05/2012

Casse-toi, pauv'con

En ce soir d'élections présidentielles françaises et à l'heure où le nom du vainqueur est connu, j'avais envie de renvoyer en boomerang le titre au perdant.

Rappelez-vous, il y a quelques années, il avait lancé ce "Casse-toi, pauv'con" au participant d'une foire agricole qui avait refusé de le saluer alors qu'il était chef d'état triomphant ... et teigneux ...

La vie parfois nous remet face à nos égarements.


16/04/2012

Et alors ?

Il paraît que si à 50 ans, tu n'as pas de Rolex à ton poignet, c'est que tu as raté ta vie !

Moué ... dans deux ans j'aurai 50 ans et, à mon poignet, il y a une Brolex.

Et alors ? 


23:51 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Humour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : réussir sa vie, rater sa vie, argent, bonheur |  Facebook |

14/04/2012

On ne le saura jamais

Ce midi, j'ai pris le métro.

Et je n'ai pas pu m'empêcher de me dire que les 6 jours de grève du personnel des transports en commun bruxellois - faisant suite au décès de leur collègue agressé samedi dernier - étaient exagérés.

Tout le monde a été ému de cette agression et de ce décès. Bien entendu.
Mais fallait-il prendre en otage la grande majorité des usagers paisibles, pendant 6 jours ? 

Evidemment, quand c'est le personnel des prisons qui fait grève, cela n'embête que les prisonniers et leur famille. Donc pas grand monde, si j'ose dire. Du coup, tout le monde s'en fiche. Ou en tout cas, il n'y a pas beaucoup de réponse du monde politique au mouvement.

Par contre, là, avec la grève des transports en commun, le bras de fer était plus sensible. Vu les élections sociales et électorales qui se profilent ...

Je n'ai pas cherché à savoir si d'autres pensaient comme moi mais j'ai vu sur le site de la STIB que pour 2009-2010, quelques 874.000 usagers utilisaient les transports en commun, dans la capitale, chaque semaine. Donc, on peut se dire que près de 874.000 usagers ont dû se débrouiller pour trouver une alternative à leurs déplacements pendant les 6 jours où le personnel de la STIB a refusé de travailler.

Autant je peux comprendre et admettre qu'ils aient refusé de travailler le jour du décès et le jour des funérailles de leur collègue. Mais les 4 autres jours ? 

Etait-ce un bras de fer avec les autorités politiques ?
Pourtant, les autorités politiques s'étaient engagées à faire bouger les choses trois jours après le décès déjà ... Alors, pourquoi avoir prolongé la grève encore pendant 3 jours après cet engagement ? Le grand mystère.

D'aucuns diront que ce mouvement de grève pendant 6 jours aura profité à tous, tant au personnel qu'aux usagers. D'accord. Mais en attendant, les usagers ont été obligés d'en faire les frais, sans avoir leur mot à dire. Facile hein.

Et ce n'est pas le seul renforcement de la présence policière (ne l'ai pas vue ce samedi) qui fera en sorte de régler les incivilités, le je-m'en-foutisme général et le manque de savoir-vivre de certains (usagers). Enfin, je peux me tromper.

Ce qu'il faudrait aussi, c'est

  1. Réinstaurer un enseignement de qualité, surtout y mettre les moyens, introduire des cours de civisme pendant toute la scolarité obligatoire, et mettre sur pieds un service militaire ou civil obligatoire pour les 2 sexes à l'issue de la scolarité obligatoire. 
  2. Doter la justice des moyens nécessaires pour assurer le respect des règles. 

Car s'il y a plus de déliquants et de policiers que de juges et de places en détention, c'est perdu d'avance.

Le trio renforcé Enseignement/Police/Justice créerait des emplois (non délocalisables eh eh) et ferait surtout réfléchir deux fois plutôt qu'une avant de faire une connerie. Cela donnerait un sens à la vie de certains jeunes désoeuvrés et remettrait l'accent sur les notions de respect, citoyenneté, solidarité collective en ces temps où tout pousse à l'individualisme, au culte de l'argent facile et aux lois de la jungle. Car c'est un véritable changement de société qu'il nous faut et pas des sparadraps collés à la va-vite.  

Bon d'accord, vu le peu d'audience de mon blog (seulement 32000 clics sur 4 ans mouarf), mes quelques petites idées engendreront autant de réactions et de réponses politiques qu'aux gardiens de prison ... 

Qu'importe. Cela ne m'empêchera ni de continuer à m'exprimer ni de penser que le décès du membre du personnel de la STIB a été vraiment instrumentalisé. 
Et je me demande si le pauvre homme décédé - qui a été présenté comme un homme, mari, père et employé modèle - aurait approuvé cette grève de 6 jours, pénalisant le plus grand nombre des usagers modèles.

On ne le saura jamais ... 

18:30 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : stib, grève |  Facebook |

13/04/2012

Qui a dit que les villes belges sont très paisibles ?

Un gros bouton-poussoir rouge, installé sur une énorme borne en plein milieu d'une place belge si tranquille, narguait les passants.
Ceux qui ont poussé pour rigoler ou par curiosité en sont restés ahuris. 
Comme moi, devant l'effet produit. 
Chapeau ...


 

20:41 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : buzz, marketing |  Facebook |

Je suis à nouveau moi

Il y a quasi 10 mois jour pour jour, je vous relatais ICI comment je m'étais retrouvée à ne plus être moi.
A me débattre dans un imbroglio administratif kafkaïen au sujet de la traduction de mon nom de famille.

Aujourd'hui, je souffle. J'ai enfin retrouvé mon identité.
Et un peu par hasard, d'ailleurs.

Depuis juin 2011, je surfais régulièrement sur le net à la recherche d'une solution pour mon cas. Sans succès. Quand, début janvier 2012, je découvre sur la page web du consulat de mon pays, mais dans un pays voisin, qu'une nouvelle loi permet à ceux dont l'orthographe latine du nom s'écrit différemment de la traduction officielle grecque, de refaire une demande de passeport où toutes les différentes orthographes seront renseignées.

Sans tarder (donc mi-janvier), je me présente au consulat de Bruxelles avec toutes les pièces justificatives nécessaires. C'était sans compter sur le remaniement des services consulaires, suite à la crise. Et qui dit remaniement, dit dégraissage de personnel. Celui du consulat a été divisé par deux et plus aucun dossier n'est traité sans rendez-vous.

En janvier, on me fixe un rendez-vous au mois de mars. 
En mars, je me représente et accomplis toutes les formalités, paie les 58 euros (l'année dernière le document m'avait coûté 85 euros) en me disant que je n'y croirai que quand je le verrai.
On me signale qu'il faudra patienter encore un mois et l'on me conseille d'appeler juste avant les Pâques grecques (15 avril) pour vérifier si mon nouveau passeport est bien arrivé.

Mercredi dernier, j'appelle et on me confirme l'arrivée du sésame. Néanmoins, si je veux passer le chercher, il faudra le faire ce jeudi matin ou alors à partir de mardi prochain en matinée, car les bureaux seront fermés ce vendredi (Saint) et ce lundi (de Pâques orthodoxes). Qu'à cela ne tienne. J'ai attendu des mois qu'une issue se profile. Je ne vais plus attendre des jours ...

Ce jeudi matin, je brave la circulation au pas (on me met des bâtons dans les roues ou quoi ?) et les embarras pour trouver un emplacement de parking (damned, la loi des séries), j'ai filé à travers le chantier qui me barrait la route du consulat (c'est un complot, je vous le dis) et ai avalé les volées d'escaliers jusqu'à la réception, au premier étage. Là, il y avait file. J'ai patienté encore quelques minutes avant d'être reçue par le fonctionnaire ad hoc et avant de pouvoir toucher le Saint-Graal. J'ai vu et je peux y croire, victoire ! 

Mon nouveau passeport est magnifique. Ce document ne m'a jamais paru aussi beau. C'est le plus beau de tous ceux que j'ai déjà feuilletés. C'est bête hein. Je le lis et le relis et il renseigne bien (à chaque fois) l'orthographe grecque de mon nom, l'orthographe officiellement traduite vers le latin (que je ne connais pas et dont je me fiche éperdument) car il renseigne SURTOUT l'orthographe latine qui est celle de mon nom tel qu'enregistré en Belgique. 

Y a juste une chicanerie sur la validité: je pensais que le nouveau document allait être valable 5 ans. Bein non, la validité a été rabotée de la durée du passeport de l'année dernière. Ce qui fait que le nouveau est valable encore 4 ans (au lieu de 5). Je n'allais pas faire un scandale, étant heureuse de m'être enfin retrouvée. C'était déjà inespéré, en soi.

Par contre, j'ai assisté aux déboires d'autres personnes en provenance de Liège, qui s'étaient déplacées spontanément jusqu'à Bruxelles, en pensant pouvoir faire leurs démarches, sans rendez-vous. Et à qui on a répondu qu'il n'y avait pas de place avant le 18 juillet à moins d'appeler toutes les semaines en espérant que quelqu'un ne se désiste avant. 

Les miens étant résolus, j'ai compati aux errements kafkaïens qui devenaient les leurs ...¨

 

 

 

 

 

00:30 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Pensées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : imbroglio kafkaïen, identité, traduction, elot743 |  Facebook |

08/04/2012

A quoi cela tient

L'autre jour, je me faisais une terrible réflexion.
Que l'actualité en général et bruxelloise hier, avec l'assassinat d'un superviseur des transports en commun, a remis en lumière.

Nous vivons une époque où la science et la technologie sont tellement avancées que tout nous semble normal, accessible, possible. Je ne parle pas de la situation économique qui rend, pour certains, l'avenir incertain.
Non, je parle de l'évolution sociale, médicale et technologique en Occident.
Nous n'imaginons même plus notre vie sans électricité, sans gsm, sans ordinateur, sans la médecine. Tout est réglementé, cadré. La pensée nous pousse vers d'autres horizons, au delà de la vie, de la mort, du sens de la vie.

On a conquis la terre, la plupart des mers, le ciel et même l'espace. De l'infiniment petit à l'infiniment grand, l'homme tire profit (certains honteusement) de ses connaissances et n'a de cesse de vaincre tout ce qu'il n'a pas encore maîtrisé.
Ou tout ce qu'il n'a pas encore bien compris.

Et pourtant.
Il suffit d'un bête incident pour nous rendre compte que nous ne sommes rien.
A peine une fourmi en comparaison de tout ce qui nous entoure.

A peine un grain de poussière que le moindre souffle emporte.
Malgré l'évolution sociale, médicale et technologique.

Quelle terrible contradiction de vivre, d'aimer, de réfléchir, de rire, de souffrir, de pleurer, de construire des fusées ou des châteaux en Espagne, de sonder le fond des océans ou des esprits, de croire en un dieu ou au Père Noël, de faire des projets à plus ou moins long terme, pendant des années ... et tout à coup de mourir. Là comme ça. Aussi vite que le temps d'écrire le mot "fin".

C'est encore plus absurde lorsqu'on a eu le malheur de croiser le chemin de celui qui sera notre assassin. Quelqu'un qui n'a pas su faire la différence entre ses instincts primaires et tout ce que l'on nous apprend ou tout ce qui est mis en place pendant des années pour permettre à chacun de vivre en société.

On part le matin pour aller travailler. On quitte les siens, en leur disant "à ce soir". Et l'on croise la route d'un assassin. Fin. 

A quoi riment toutes nos avancées ... si l'on n'est plus capable de cadrer ceux qui ne respectent rien, si notre société perd toutes ses valeurs humaines au profit du profit et plaisir immédiats ?

A quoi riment toutes nos avancées si l'on n'est finalement pas grand-chose, au point d'être balayé en quelques instants ?

Et pourtant, on est là, à vivre chaque instant, chaque jour au jour le jour. A nous frotter à la vie, au point de la reproduire, depuis l'aube de l'humanité.

Et après ? Bein après, qui vivra verra ...

 


 

 


 

 

12:07 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Pensées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la vie, la mort, la société |  Facebook |

07/04/2012

Que du bien

Nous avons changé d'horizon pendant ces 2 derniers jours. Et sommes déjà revenus.

Une tocade, comme ça. Rien que leVil et moi.
Histoire de casser le rythme infernal que nous vivons depuis le début de cette année.

Et bien, cela nous a fait un bien fou.

Mercredi matin, je suis partie avec ma petite valise au boulot. Et à 17h15, direction la gare du midi pour prendre le train.
Arrivés à l'hôtel vers 20H00, juste le temps de déposer nos bagages, nous sommes sortis faire une balade et manger un bout dans un resto grec.

Cela faisait des lustres que je bavais à l'idée d'une assiette de calamars frits.
Après 1/2 heure d'attente qui m'a parue une éternité, arrivent nos assiettes. Stupeur. Ce ne sont pas des calamars frits mais des calamars grillés. Pff, le garçon prétendait avoir répété "grillés ?", j'ai paraît-il dit oui ... La patronne était prête à reprendre les assiettes pour nous servir des calamars frits comme souhaités. Mon estomac, lui, criait famine, et n'aurait pu patienter encore 1/2 heure de plus. Donc on s'est farci les grillés. Ils étaient fins, ils ont calmé ma faim mais pas celle de calamars frits ... Début de séjour contrariant, je déteste.

Retour à l'hôtel pour la nuit. La mienne fut courte: à 3h00 du matin, tiiing, mes paupières s'ouvrent, plus moyen de me rendormir. Qu'à cela ne tienne. Pour ne pas réveiller leVil avec la lampe de chevet, je déplace le fauteuil dans les toilettes (car dans la salle de bain c'était pas possible) et m'y installe pour lire. A 5h00, du matin, toujours pas moyen de m'endormir ... je passe dans la salle de bain, m'y fait couler un bain et je barbote pendant suffisamment de temps pour me ramollir les extrémités et le cerveau. Je ressors, me sèche et me plonge dans les plumes. Morphée dans les bras. Pas leVil car l'hôtel nous a réservé une chambre avec lits jumeaux séparés de 50 cm ... Encore une contrariété mais comme l'hôtel était complet, bein on a fait lits à part.

Le lendemain, super petit déjeuner. Ensuite balade toute la matinée. Le temps était maussade, le fond de l'air frais mais vivifiant. A midi, lunch de tomates-crevettes pour moi et de gratin de poisson pour leVil. Retour à l'hôtel pour une petite pause. On a dormi jusqu'au soir ! C'est que l'on en avait bien besoin. Le soir, direction une super brasserie que nous avions déjà testée l'année dernière. Un steak tartare pour leVil et un cabillaud sur peau avec petits légumes pour moi + une crème brûlée schlurp. Petite promenade digestive et retour à l'hôtel.  

Ce matin, re-super petit déjeuner. On laisse les bagages à la conciergerie et on repart pour une grande balade. Il fait toujours frais mais il y a du soleil ! On y lézarde. On se paie d'excellentes croquettes aux crevettes grises à midi et on re-lézarde sur un banc au soleil avant de retourner chercher nos bagages pour filer vers la gare. Nous sommes revenus en fin d'après-midi et c'était vraiment génial.

Au fait, je ne vous ai pas encore dit où c'était ... Ce petit film d'un autre âge vous mettra sur notre piste:


09:20 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : changer d'horizon, escapade |  Facebook |

04/04/2012

En avant, marche !

Cela fait un an que Mini-moyen nous a affirmé vouloir embrasser la carrière militaire.
Donc, j'ai repéré la journée "portes ouvertes" que l'ERM (Ecole royale militaire) organisait cette année et j'ai proposé à Mini-moyen de confronter son rêve à la réalité ...

Ce fut impressionnant. Pour moi.
Sur place, nous avons opté pour la visite guidée en compagnie d'une élève officier.
Elle nous a dévoilé les particularités de cet enseignement en nous emmenant un peu partout. Et en nous décrivant une journée-type et le parcours d'une année-type.
On a ainsi pu découvrir les classes, la bibliothèque (de l'extérieur), le complexe sportif, la cantine, une chambre d'étudiant et en quoi cette formation se base sur 4 piliers (la formation, la discipline, le sport, les langues), à travers les différents cursus. Le tout reposant évidemment sur certaines valeurs assez fortes que l'on ne trouve plus, aux dires de certains, dans le monde civil.

Tout est mis en place pour que l'étudiant réussisse. A condition d'avoir réussi les examens d'entrée ... et les quelques semaines d'entraînement qui précèdent la rentrée académique ...

Après cette visite accompagnée, nous sommes retournés voir certains stands, nous avons pu voir le simulateur F-16, nous avons discuté avec un élève pilote et pris nos renseignements sur les conditions d'inscription, et découvrir dans la grande cour, un agusta, un pirranha, et deux autres blindés dont je ne me rappelle plus le nom.

En sortant, je me suis dit que Mini-moyen s'attaquait à un rude morceau, en me demandant s'il poursuivrait son rêve. 

Maman, me dit-il, cela m'encourage encore plus à réussir mes secondaires pour pouvoir présenter les examens d'entrée dès que j'aurai fini !

Bon, on verra cela l'année prochaine. J'ai demandé à son père de bloquer déjà son agenda pour qu'il l'accompagne à la journée "portes ouvertes" de 2013 et lui permette d'approfondir la question.

En attendant, je sais ce qu'il me reste à faire quand il rechignera à la moindre tâche. Je saurai lui rappeler que son mot d'ordre sera désormais "en avant, marche ... et sans discussion !"

 

 


 

 

20:00 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : erm, formation militaire |  Facebook |

03/04/2012

Depuis 1885

Les Rougon-Macquart de Zola continuent à se redévoiler à moi.

J'en suis au 13è volume intitulé "Germinal".
Il nous dépeint la vie des mineurs au XIXè siècle. Cette vie qui me rappelle celle de mon père au XXè.
Rien de bien neuf, entre le dur labeur, la vie de rat sous terre, la suie, la sueur, la peur, les grèves, le grisou, la mort.

Une phrase a retenu mon attention dans cet ouvrage: "Est-ce honnête, à chaque crise, de laisser mourir de faim les travailleurs pour sauver les dividendes des actionnaires ?"

Cela vous rappelle-t-il quelque chose ?
Et oui, nous sommes en 2012 et cette phrase écrite par Zola est toujours d'actualité. Depuis 1885 ...

 

 

zola,germinal,travailleurs,actionnaires,mineurs


 

21:34 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : zola, germinal, travailleurs, actionnaires, mineurs |  Facebook |

02/04/2012

Tout ce qui ne nous ...

... tue pas, nous rend plus fort !

Moué ... sur le coup, on doute très fort.

 

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22:23 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/03/2012

Zinzin

Je vous disais il y a quelques semaines que le début d'année au bureau était un peu rock-and-roll ...
En fait c'est peu dire, car je n'arrête pas de rock-and-roller ...
Demain par exemple, je change de bureau (et de couloir). Et bien, aucun de mes cartons n'est prêt. Et il y en a, des dossiers à emballer.

Et si ce n'était que cela ... en fait c'est un déménagement du genre "chaise musicale": celui qui libère son bureau est supposé s'installer dans un bureau libéré par quelqu'un d'autre.
Le hic, c'est que dans la valse de tous les mouvements, on m'a oubliée !
Et oui, je dois libérer mon bureau actuel mais celui qui m'est destiné ne sera pas prêt avant le 4/4.

J'aurai de l'espace, mais pas de pc ni de téléphone. Ni mes dossiers.
Super pratique, pour travailler, hein ?
A l'ère du tout connecté, je serai le seul électron libre et déconnecté de tout.
Et on n'arrête pas de nous parler de productivité ! Surtout en cette période de cascade de priorités. Les unes plus chaudes que les autres. Moué ...
Il ne me restera plus qu'à dégotter et squatter le bureau équipé d'un collègue en vacances pour pouvoir bosser.
Enfin, si je veux, quoi.

Bein je crois que ma seule priorité, demain, sera de remplir mes cartons. Et qui survivra verra.

Car au rythme de ces derniers mois et à la veille du week-end, demain soir si pas avant, je sens que serai devenue zinzin ...

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00:16 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : boulot, technologie, couacs |  Facebook |

28/03/2012

Qu'est devenu le petit Gevriye Cavas ?

L'autre soir, je suis tombée par hasard sur le reportage consacré à la disparition du petit Gevriye Cavas.
C'était en février 1985.

Bruxelles, un hiver.
Une famille immigrée.
Un gamin qui sort pour jouer.
Qui ne rentre pas.
Qui ne donne plus aucun signe de vie.
Que la terre semble avoir englouti.
La police qui minimise, qui perd du temps, qui dit aux parents de revenir plus tard, qui enfin cherche l'enfant dans les armoires et sous les meubles de l'habitation de ses parents.
Les jeunes frères/soeurs qui doivent servir d'interprètes à leur parents auprès des autorités.
L'opiniatreté d'un enquêteur qui reprend l'enquête des années après les faits.
Qui soulève toutes les pistes possibles: création de centaines d'affichettes collées partout dans le quartier, auditions des quelques témoins, enquête auprès des autorités du pays d'origine, enquête sur les pédophiles du quartier, enquête sur les accidents et décès dans le quartier, vieillissement par ordinateur des traits de l'enfant en comparaison avec les photos de la fratrie, pour organiser des commissions rogatoires à l'étranger sur la base de portraits de l'enfant projeté à l'âge de 14 ans puis à l'âge de 17 ans.

Et puis RIEN.
Plus de 25 ans après, toujours et encore RIEN.

Qu'est devenu le petit Cavas ?

De lui, ses parents ne gardent que le souvenir d'un visage d'enfant, un sourire, une photo, quelques affichettes de disparition et quelques exemplaires de ses traits fictivement mûris.

Un enquêteur a dit, dans le cadre de cette affaire,  "En matière de disparition, il y a une règle: ne jamais dire jamais". Mais il a ajouté qu'il fallait aussi être réaliste ...
Certes.
Mais ce serait tellement plus réaliste pour les parents de savoir enfin ce qui est arrivé à leur petit devenu peut-être grand. Loin d'eux.
Savoir enfin et pour toujours.



REPORTAGE INDICES (AFF. GEVRIJE CAVAS) (1-2) par molem55

 


REPORTAGE INDICES (AFF. GEVRIJE CAVAS) (2-2) FIN par molem55

 

 

20:53 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gevriye cavas, disparition d'enfants |  Facebook |

27/03/2012

Gamarjobat

Non, le titre n'est ni une insulte manga, ni un mot issu du sanskrit (langue sacrée de l'Inde ancienne), ni un chercheur d'emploi de la province de Gamar.

C'est juste un clin d'oeil à mini-mini pour m'avoir fait découvrir le phénomène, un duo japonais fabuleux, dans un grand éclat de rire ...


 

22:15 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Humour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gamarjobat, comédiens, humour, clowns japonais |  Facebook |

21/03/2012

Rien à se mettre

C'est toujours quand l'armoire est pleine que l'on ne trouve rien à se mettre.
C'est toujours quand l'armoire à crasses est vide que l'on ne trouve rien à se mettre sous la dent.



23:41 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fringale, chips, doritos, pub |  Facebook |

20/03/2012

Game of Thrones - Le Trône de fer

Nous venons d'achever la première saison de Game of Thrones (Le Trône de fer).
Rappelez-vous, j'avais dévoré avec bonheur, l'été dernier, la douzaine de livres qui composent cette épopée de dark fantasy et il me tardait de découvrir la version télévisée produite par HBO. Je vous en parlais ICI.

C'est chose faite et je peux vous dire que je n'ai pas été déçue !
Les producteurs de HBO ont travaillé en étroite collaboration avec l'auteur George R.R. Martin, en respectant de manière détaillée son récit. D'habitude, quand on a lu un roman et qu'on le découvre sur écran, on est souvent déçu. Car entre l'univers que l'on a imaginé pendant la lecture et ce que l'on découvre à l'écran, il y a souvent un goût de trop peu approximatif.
Ce n'est pas le cas dans Game of Thrones et c'est un pur régal. Vivement les saisons suivantes !

Imaginez les décors fabuleux (tournés à Malte), les combats minutieux, les personnages (adultes et enfants) hauts en couleurs, les dragons et autres créatures fantastiques, la langue dothraki (qui a été inventée par un linguiste pour les besoins du tournage), les châteaux reconstitués, les armures, les tournois, la lutte pour le pouvoir, les imposants trônes des différents seigneurs et surtout le trône de fer constitué de centaines d'épées.  Difficile de vous mettre l'eau à la bouche en quelques lignes ...

Peut-être que les deux parties du making-of vous donneront l'envie de découvrir cette série. Je vous le souhaite. Vraiment !


 


23:27 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Série TV | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : game of thrones, le trône de fer, george r.r. martin, hbo |  Facebook |

16/03/2012

L'enchanteur

Nondidju !
A une minute près de problème de publication, me voilà en retard d'un jour ! Donc, je corrige dans le texte

 

Aujourd'hui Hier, c'est était l'anniversaire de Mini-moyen.

Il y a 15 ans (déjà), il était tellement pressé de montrer le bout de son nez, qu'il est né 2 mois en avance et de grand matin.

Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Il se lève le dernier et est le dernier, le matin, à passer la porte.
Il me dépasse déjà de plus d'une tête et de quelques pointures. Mais il restera toujours mon gamin ...

Alors rien que pour lui, un petit cadeau de derrière les fagots: une partie du making of de la saison 4 de Merlin:



 


 

00:01 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anniversaire, merlin saison 4 |  Facebook |

12/03/2012

Au bonheur des dames

Comme je vous le disais, il y a quelque temps, leVil m'a offert un Kindle qui est le support des livres électroniques.
Et j'ai téléchargé pas mal d'ouvrages classiques dont les Rougon-Macquart d'Emile Zola.

Zola est l'un de mes auteurs classiques préférés. Son oeuvre a ceci de fascinant qu'elle dissèque les bouleversements sociaux sous la France du Second Empire. On gagne à se plonger dans les méandres de l'histoire. Ces pans obscurs et de plus en plus oubliés ont forgé notre histoire et éclairent l'histoire de notre société. Dommage qu'aujourd'hui, tout pousse les jeunes génération au culte du présent et de l'instantané.

Je viens de terminer le 11è ouvrage de cette cette épopée de Zola.
"Au Bonheur des Dames" raconte la naissance du concept des grands magasins, bases de notre société de consommation.

Indépendamment de l'intrigue et des personnages, ce roman nous plonge au coeur d'une révolution en cascade dont on parle peu: la révolution du commerce de détail et de la vie des femmes

  • alors qu'auparavant chaque petit commerçant avait sa spécialité (le vendeur de parapluies, le vendeur de souliers, le vendeur de textile de maison, le vendeur de textile d'habillement, le vendeur d'accessoires, etc.) désormais plusieurs spécialités seront offertes à la clientèle émerveillée, en un lieu unique de grande surface
  • ce nouveau concept bousculera également les lois de l'offre et de la demande et engendrera l'inexorable guerre des prix (à l'achat et à la vente) et de la concurrence
  • cette nouveauté amorce également la naissance de la publicité, du marketing, de la livraison à domicile, des catalogues de vente, de la vente à distance et - pour le personnel - de la commission sur vente
  • en ce qui concerne la femme et sa place dans la société, le concept des grands magasins augure une nouvelle ère tant pour la femme qui constitute la clientèle féminine (qui se voit offrir un paradis tout dédié à ses envies) que pour la femme en tant que personnel féminin de ces enseignes (qui offrent des conditions d'emploi avec logement, nourriture, vêtement de travail et pourcentage sur la vente). Si ce nouveau concept a fait le bonheur des dames en permettant leur émancipation, il a permis le bonheur de certains hommes (visionnaires et précurseurs de ce type de vente) mais il a également fait le malheur de certaines personnes (dépenses, concurrence, faillites, société de consommation) ... 

ARTE a produit un excellent documentaire sur le sujet dont voici une mise en bouche:


00:15 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : au bonheur des dames, zola, grands magasins |  Facebook |

11/03/2012

Forbrydelsen 2 - The Killing II



Nous venons de terminer la saison 2 de cette excellente série danoise.

Le principe de chaque saison: une enquête policière sur 10 jours.
La saison 2 aborde les thématiques du terrorisme, de la démocratie, de la recherche de la vérité au delà des arcanes du pouvoir politique.

Le suspense est omniprésent, sans temps mort, et augmente progressivement.
Et nous sommes toujours mordus.
Vivement la saison 3 !

 

 

23:23 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Série TV | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : forbrydelsen 2, the killing 2 |  Facebook |

26/02/2012

Forbrydelsen - The Killing

Nous voilà mordus.
Par une nouvelle série TV danoise à voir absolument en DVD.
Une enquête policière danoise. A couper le souffle.
Si bien que les américains en ont fait un remake aussi.
Mais rien ne vaut l'original, en version originale ...

L'histoire:
Sarah Lund termine son service à la police de Copenhague.
Elle s'apprête à quitter son boulot et son pays pour rejoindre son ami à Stockholm et démarrer une nouvelle vie avec son fils.
C'était sans compter la disparition d'une adolescente, Nanna.

Au fil des heures, des jours, des indices et de son flair, Sarah reporte son départ.
L'enquête s'articule, s'enroule et se déroule autour de différentes pistes et différents suspects.
La série dévoile l'enquête minutieuse et éclaire - tout aussi minutieusement - les différents protagonistes.

Sarah, qui se donne tellement à fond pour son boulot, au point de négliger sa propre vie et sa famille.
La tension est palpable.
Jan, celui qui est supposé succéder à Sarah et qui n'en finit pas de la voir rester, s'acharner à retrouver le meurtrier en l'empêchant de prendre les rennes de l'enquête et du poste.
La tension est palpable
Les parents de Nanna, qui n'en finissent pas d'attendre d'abord un signe de vie, puis lorsque l'inéluctable s'annonce, ils n'en finissent pas de se meurtrir au fil d'une enquête qui révèle bien des suspects et pas un coupable certain.
La tension est palpable.
Le jeune politicien, pétri d'idéal, qui se trouve catapulté bien malgré lui au coeur de l'enquête et qui n'en finit pas de tanguer entre ses convictions personnelles et les pièges qui jalonnent ses ambitions politiques.
La tension est palpable.
Et puis il y a chacun de ces personnages proches ou inconnus de Nanna qui vont apparaître comme de parfaits suspects.
La tension est palpable.

Cette tension palpable tout au long de la série n'est ni déjantée ni dérangeante.  Elle est distillée comme du venin.
Le rythme de la série est plutôt lent mais c'est là un atout incontestable car on se croirait en plein livre.
Bien que l'enquête soit considérée comme prioritaire, on en découvre les étapes à un rythme suffisamment humain pour se projeter dans la psychologie des personnages.
Pour suivre le fil des pensées des enquêteurs, des parents, notre propre raisonnement, nos propres déductions qui font de quelqu'un un potentiel suspect, un pauvre parent abattu ou un parfait salaud.

Essayez. Vous verrez bien ...

Et je dédie le mot de la fin de cette note à Youri qui nous a fait cadeau de ce petit joyau: merciiiii Youri !


 

19:29 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Série TV | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : forbrydelsen, the killing, série policière danoise |  Facebook |

05/02/2012

Soyons fous

Encore une folle semaine qui s'est terminée follement et dans le chaos enneigé.
C'est fou ce qu'un si petit pays peut être paralysé dès que 2 flocons de neige se mettent à tomber.
On avait tous suivi les prévisions météo. On supposait que les pouvoirs publics aussi.
A 15h, ce vendredi, la neige a commencé à tomber sur le pays et sur la capitale.
A 16h20, j'ai pris la voiture pour rentrer du centre-ville vers chez moi (max 2 km).
Bein c'était traffic-escargot: tunnel belliard déjà figé en direction de la E40.
Voyant cela, j'ai bifurqué vers Montgomery.  Ce ne fut guère plus brillant: au pas, 45 min pour traverser le rond-point. Encore autant pour passer chercher leVil et rentrer chez moi.
Total: 2h pour 2km.
Quand il neige, Bruxelles ne bruxelles pas. Le sel pourtant ne manque pas.
Pour oublier, la musique aide parfois. Alors soyons fous.
Les minis qui adorent ce groupe ne me contrediront pas:


20:56 Écrit par Plus d'encre dans le plumier | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01/02/2012

Entretien efficace

Hier, c'était la soirée des entretiens individuels avec les profs de mini-moyen.
Sur ses 15 profs (et oui), on ne peut en rencontrer que 5.

La première année, je m'étais demandé pourquoi "que 5". Et encore, à l'époque, il avait moins de profs.
Et bien, après la première soirée, j'avais très bien compris pourquoi.
Parce qu'il faut jongler avec toute une série de paramètres:

  • 2 soirées max pour l'ensemble des entretiens (me demande comment font ceux qui ont 4 enfants sur quatre années différentes x 5 enseignants = 20 entretiens sur 2 soirées ?)
  • chaque soirée a lieu entre 18h30 et 22h00, maximum
  • chaque entretien dure 10 minutes, maximum
  • 5 enseignants par enfant, maximum
  • un local par enseignant = 5 locaux, maximum

Avant les soirées:

  • chaque élève est muni d'une fiche avec 5 colonnes (matière - prof - n° local - date - heure)
  • les parents notent sur la fiche les matières/profs/date souhaités (max 5)
  • les élèves notent sur la fiche le local concerné
  • chaque élève doit solliciter au plus vite un rendez-vous auprès de chaque prof concerné
  • chaque prof concerné note son heure sur la fiche
  • le premier prof aura carte blanche (sans se soucier des profs suivants)
  • les profs suivants doivent - eux - jongler avec les heures de leurs prédécesseurs
  • ce qui ne veut rien dire puisque chaque prof fixe son heure selon son propre agenda/bon vouloir
  • ce qui veut parfois dire que l'on ne pourra pas rencontrer tel ou tel prof (les garnements auront compris qu'il suffit de tarder à demander un rendez-vous pour qu'il n'y ait plus de place)
  • le système garantit seulement qu'il n'y aura pas deux (voire cinq) rendez-vous pour la même heure dans 5 locaux différents (ouf ... c'est déjà ça)
  • l'élève qui réussit à décrocher les 5 rendez-vous en 1 jour est promu d'office (c'est pour rire vu que c'est statistiquement impossible).

Pendant les soirées:

  • les parents arrivent fiers comme Artaban avec leur fiche
  • seulement, certains numéros de locaux sont illisibles ou introuvables (encore les garnements)
  • certains parents vampirisent certains profs plus longtemps que les 10 minutes théoriques
  • certains profs ne parviennent pas à cadrer leur horaire (et les bavards) en 10 minutes
  • d'où la question de savoir comment certains profs parviennent à gérer une classe de 25 élèves dont quelques bavards
  • bref, fréquemment lors de ces soirées, il y a des réaction en chaîne (vu les retards en cascade) résultant de la rencontre de profs bavards avec des parents bavards ou profs bavards avec des parents bavards de garnements bavards (là c'est vraiment pas de chance)
  • il y aussi des jets de fumée qui sort des oreilles (ou des pieds) de ceux qui s'impatientent devant la porte fermée plus de 10 min
  • des courants d'air pulsé qui se dégage de ceux qui n'ont que 2 minutes pour se téléporter du local 328 au premier étage vers le local 614 au 3è étage, en passant ensuite par le local 406, etc. pour chaque entretien
  • des ornières dans les couloirs labyrinthiques, forgées non seulement par les pas de milliers d'élèves en journée mais aussi, deux fois par an en soirée, par les pas des parents qui connaissent les lieux et les pas des perdus qui cherchent en vain un local illisible ou erroné ou introuvable au mauvais étage/couloir, vu que certains dénivellés machiavélique aboutissent à un étage inférieur/supérieur à celui que vous suiviez.

Bref, comme je n'ai jamais trouvé de squelettes dans les recoins ... et que je suis ici, aujourd'hui, bien vivante (je ne parle pas de mini-moyen), vous aurez compris que l'entretien, dans une si grande école, est une formule efficace ...


 



  

00:16 Écrit par Plus d'encre dans le plumier | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : école, entretiens, profs, enseignement |  Facebook |

29/01/2012

Quelques notes

Cela fait des lustres que je ne suis plus venue ici.
A voir le compteur des visites, n'imaginez pas que je reviens pour vous. D'ailleurs.
Cela fait quasi un an que je ne suis plus moi (pour ceux qui suivent). Aux dernières nouvelles, je vais peut-être (qui vivra verra) récupérer mon identité. J'ai rendez-vous en mars pour engager les formalités. Qui n'aboutiraient au plus tôt qu'un mois après, si tout va bien.
En attendant, beaucoup d'eau a passé sous le pont qui relie 2011 à 2012.
Les minis ont encore grandi. Mini-moyen proportionnellement plus que mini-mini qui désespère de ne pas se hisser plus vite à la hauteur de son grand-frère. Tout le contraire des adultes qui ne savent plus comment arrêter le temps qui file et nous enfile les aléas de la vie.
Pour les bonnes choses qui se sont produites depuis l'année dernière: un tas de chouettes lectures, d'excellentes séries américaines, un petit séjour en amoureux à Paris en décembre, un changement de boulot un peu rock-and-roll, et la Kindle que m'a offerte Levil et qui ne me quitte plus. Du coup, j'ai téléchargé les 20 volumes des Rougon-Macquart de Zola que je redécouvre avec un pur bonheur, 22 ans après l'éblouissement de leur première lecture.
En attendant de détailler tout cela dans une prochaine note, je vous laisse sous ces quelques autres notes:




23:32 Écrit par Plus d'encre dans le plumier | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : kindle, rem |  Facebook |

19/10/2011

Le trône de fer - Game of thrones

Si vous adorez les récits de type "heroic fantasy ou donjons et dragons", je vous recommande le roman-fleuve de George RR Martin intitulé "Le trône de fer".

J'en suis au 12è tôme et j'attends avec grande impatience la sortie en dvd de la série éponyme réalisée par HBO.
Voici un avant-goût de la saison 2:






21:34 Écrit par Plus d'encre dans le plumier dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : game of thrones, le trône de fer, george rr martin, roman, série, hbo |  Facebook |

22/07/2011

Chienne de vie

De toi, je garderai le souvenir d’un homme impressionnant. Par sa stature. Par sa voix grave. Par son côté ours bourru.

Derrière ces caractéristiques,  il y avait surtout un homme sensible et bon.

Cela faisait plusieurs années que tu te battais contre le sort qui te clouait au lit. Contre ses chiennes d’infections qui empêchaient les chirurgiens d’intervenir pour te remettre sur pieds.

Tu as bataillé comme tu vivais : avec courage, avec volonté, avec discrétion. Accompagné par la présence sans relâche de ta femme. Cela n’a hélas pas suffit.

Après toutes ces années de combat, le jour s’est levé en ce jeudi 21 juillet 2011. Et t’a ravi le peu de souffle qu’il te restait encore.  Le peu de vie.

En ces jours funestes et malgré la distance qui nous sépare, nos pensées rejoignent Carole, ta femme meurtrie. Par cette chienne de vie.

Albert. Toi, notre Tonton au grand cœur.  Toi, notre père, frère, mari, ami. Qu’est-ce que tu vas nous manquer !

 


06:27 Écrit par Plus d'encre dans le plumier | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/06/2011

Je ne suis plus moi ...

 

Savez-vous que mon nom de famille s'écrit de deux manières différentes, en alphabet latin et en alphabet grec?
Et ce, depuis que mon père a émigré en Belgique, dans les années cinquante.
Et ce, depuis ma naissance, dans les années soixante.

Je me prétendais parfaite européenne. N'ayant aucune aspiration nationaliste à l'égard de l'un ou l'autre des deux pays qui ont fait qui je suis.
Tout en me sentant plus proche d'ici que de là-bas.

A 18 ans, j'aurais pu opter pour la naturalisation belge mais n'en fis rien. Car à l'époque, seule la motivation d'une carrière dans l'enseignement belge ou la fonction publique belge aurait fait pencher ce choix. Le mien, ne se portait pas vers ces carrières là.

La double graphie de mon nom et aussi de mon prénom a paisiblement coexisté jusqu'à il y a quelques semaines.
Et a volé en éclats.

Pire ! Me voici affublée d'une troisième graphie de nom/prénom parce qu'à la lumière d'une demande de passeport grec, les autorités grecques ont soudainement transformé la graphie de mes nom et prénom en alphabet latin, pour que cela fasse + grec ...

A mes interrogations, les autorités grecques m'ont vertement opposé que cette translitération de nom était obligatoire, que l'état grec avait adopté une nouvelle méthode de traduction des noms de l'alphabet grec vers l'alaphabet latin (ELOT 743) qui respecte la graphie et les sons, que la nouvelle graphie de mon nom en latin est désormais la seule valable et que je n'avais qu'à faire modifier mes coordonnées auprès des autorités belges.

Le ciel m'est tombé sur la tête. Mes genoux se sont liquéfiés.
Comment peut-on pondre de telles inepties ?
Est-ce qu'ils n'ont pas d'autres chats à fouetter que de s'amuser à traduire et modifier les noms grecs dans un alphabet qui n'est même pas le leur ? Et comme ça, tout à coup ?
Qu'ils fassent cela pour les nouvelles demandes de documents officiels, je comprendrais mais moi j'avais des données déjà existantes et donc reconnues tant par les autorités grecques que les autorités belges.

Alors quoi ?
Vous vous imaginez, vous, dans cette même situation ?
Non ? Et bien, je peux vous relater mon parcours.

J'ai pensé à un changement dans le Registre national, afin que le nouveau nom soit officiellement acté et que l'on n'en parle plus.

Sauf que j'ignore par quelle procédure, vu que je ne dispose d'aucun jugement qui fasse foi et oblige les Belges à quoi que ce soit.
Sauf aussi que le changement de nom en Belgique est réservé aux belges et aux apatrides.
Les apatrides ont plus de droits que moi ... Ils ne connaissent pas leur bonheur !

Sauf que les Belges me disent qu'il s'agit d'un problème greco-grec et que je dois trouver un avocat grec inscrit au barreau grec pour vérifier si mes droits grecs ont été respectés dans cette affaire et si pas, pour faire valoir mes droits (plainte, procès, recours, etc quoi).
Facile ! Moi qui n'ai gardé de la Grèce pour tout contact qu'un passeport invalidé, qu'un passeport que je conteste, que la nationalité, que quelques vieilles tantes et cousins quasi étrangers, je vais certainement trouver très facilement un avocat de là-bas, avec lequel je communiquerai en visioconférence, et qui m'arrangera cela vite fait-bien fait et pour trois fois rien, évidemment ...

Ok, mais même si toutes ces chicaneries étaient vite réglées et qu'il faille me résoudre à plier l'échine, à adopter un nouveau nom (les enfants et les chiens sont plus facilement adoptés qu'un nouveau nom, non ?), il faudrait matérialiser ce changement du côté belge, non ?

Et même si le changement dans le Registre national était possible et rapide, il faudrait faire changer tous les actes officiels (mariage - naissances - divorce) sans quoi je ne serais plus la fille de mes parents, plus la soeur de mon frère, plus la mère de mes enfants, plus la femme du père de mes enfants.

Et même si tous ces changements étaient réglés, je devrais aussi contacter mon employeur, ma banque, mes compagnies d'assurance, mes fournisseurs de services, mes relations professionnelles, sociales, familiales, personnelles passées présentes et à venir, pour les avertir tous que désormais mon nom s'écrit ainsi et plus comme cela mais que moi c'est toujours moi. Non ?

Et à l'heure de ma retraite, qu'est-ce qui me dit que ce changement de nom ne me jouera pas un vilain tour ?
C'est déjà tellement compliqué sans avoir changé d'identité que je n'ose imaginer le pire. Mais je le crains.

Et même si on laisse tomber tous ces affreux détails pratiques, ces mille et un euros, ces mille et un contacts qu'il ne faudrait pas oublier (c'est presque comme les check-listes en prévision d'un déménagement), pourquoi devrais-je accepter que mon nom soit changé sans avoir été consultée, avertie et sans l'avoir décidé ?

Un prénom et un nom constituent l'identité d'une personne.
Son histoire. Sa filiation. Ses droits et ses obligations. Son moi.

A l'heure où l'on parle partout d'harmonisation, de lutte contre la fraude d'identité, de reconnaissance des décisions judiciaires en matière civile et pénale, de protection des données personnelles, d'Europe, et tous simplement de démocratie, quel pays peut encore se prétendre démocrate lorsqu'il oblige ses sujets à changer de nom ?

PS: si un pauvre compatriote faisant face aux mêmes tribulations ou ayant résolu une telle boîte de pandore passe par ici, si un juriste belge ou un avocat grec me lit et est près à me conseiller, qu'il n'hésite pas à se manifester ! Je me sentirais moins seule et moins démunie.

Car là, je ne suis même plus moi.
Et je n'aime pas cela ... cette l'impression d'être retombée pleine crise d'adolescence, prête à lever une fronde contre l'autorité et l'injustice, à brandir ma rage contre l'aberration. Sauf que je ne sais pas qui engueuler ...